Faut-il interdire Airbnb dans les villes touristiques?

DÉBAT – Le développement des locations de courte durée, de type Airbnb, fait la joie des vacancierset des loueurs. Mais les habitants à l’année des villes les plus fréquentées grincent des dents.

La fronde contre Airbnb prend de l’ampleur. Samedi dernier, les représentants de différentes associations n’ont pas hésité à se retrouver devant le siège français de l’entreprise, place de l’Opéra, pour dénoncer les excès liés au succès de la plate-forme numérique en matière de locations de courte durée.

Franck Rolland, citoyen malouin, était l’un des organisateurs de l’opération. Il y a deux ans, il a fondé le collectif «Saint-Malo, j’y vis… j’y reste!» avec Véronique Deschamps, une artisan coiffeuse qui coulait des jours heureux dans la cité corsaire jusqu’à ce qu’un appartement situé dans le bel immeuble XVIIe qu’elle occupe soit transformé en meublé de tourisme. Subissant les allées et venues des vacanciers, le bruit incessant des valises à roulettes et autres nuisances, elle a décidé de se battre en justice. Elle est parvenue, en juillet, à faire cesser l’activité de son copropriétaire-loueur au motif que celle-ci était de nature commerciale, non conforme au règlement de copropriété.

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