Pour le patron d’ADP, la demande de voyage s’annonce «très très forte»

Le groupe qui vient d’annoncer 1,87 milliard d’euros de chiffre d’affaires au troisième trimestre anticipe une forte reprise du trafic «pendant les vacances de la Toussaint et aux vacances de Noël».

Le groupe Aéroport de Paris redémarre lentement mais sûrement. «Nous n’avons pas tout à fait retrouvé le niveau de 2019 mais le trafic Schengen, notamment vers des destinations de vacances est extrêmement dynamique», notait ce matin le PDG du groupe ADP, Augustin de Romanet au micro de BFM Business.

Après les ondes de choc du Covid-19 dans le secteur de l’aérien et grâce à une reprise progressive du trafic post-pandémie, ADP affiche un chiffre d’affaires de 1,87 milliard d’euros au troisième trimestre. Un progrès de 11,9% donc, même si le groupe reste malgré tout loin de ses performances de 2019 sur la même période.

Si l’été 2021 n’a pas été «l’apocalypse», le groupe a retrouvé seulement 40% du trafic de l’avant-crise sur les six premiers mois et le trafic aérien reste freiné par les pays toujours hostiles à la réouverture de leurs frontières. «On avait prévu que le trafic reprendrait bien, à l’exception de l’Est du monde, et celui-ci demeure fermé», la fermeture des ponts aériens avec la Chine et Singapour explique que le trafic mette du temps à reprendre, «notamment pour nous qui sommes un hub», a justifié ce matin Augustin de Romanet.

Le patron d’ADP rappelle qu’en temps normal, une grande partie du trafic est portée par les voyageurs en transit entre la Chine et l’Afrique, d’Amérique Latine en Chine, «et ce trafic n’existe plus», a-t-il expliqué avant d’ajouter que la «très grande nouvelle» reste toutefois la réouverture des frontières américaines le 8 novembre.

Confiant, Augustin de Romanet a exprimé ce matin son optimisme quant à une reprise «extrêmement forte» du trafic aérien dans toutes les zones ouvertes pendant les vacances de la Toussaint et aux vacances de Noël, une demande notamment boostée par l’ouverture de nouvelles lignes low-cost qui créent de la demande, comme les lignes Transavia à destination des Canaries ou de la Jordanie. «La demande de voyage est très très forte, on parle beaucoup de l’épargne accumulée par les Français et je crois qu’une demande de voyage va se révéler dans les mois qui viennent», a déclaré le PDG sur le plateau de BFM.

Hydrogène, quels paris pour ADP ?

«Nous nous préparons à ce que l’aéroport soit un lieu de production d’énergie mais aussi un hub pour fournir d’hydrogène», a expliqué Augustin de Romanet après avoir rappelé que «le principal parieur sur cette énergie est le constructeur, qui doit aujourd’hui se demander si l’avion à propulsion hydrogène sera industriel».

Le groupe qui gère une vingtaine d’équipements aéroportuaires dans le monde a exprimé sa volonté d’être «partie prenante de la révolution de l’énergie qui est une des principales révolutions du monde dans les trente années qui viennent». La révolution énergétique du secteur aérien et la reprise dynamique du trafic passager demeurent donc deux challenges du groupe ADP qui a subi 1,17 milliard d’euros de pertes nettes en 2020. Le patron d’ADP prévoit désormais un retour à la normale du trafic entre 2025 et 2027, ce qui implique «un taux de croissance à deux chiffres», a-t-il conclu.

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