Lydia, N26, Revolut… Les néobanques, nouveau terrain de jeux pour les transactions frauduleuses

ENQUÊTE – Depuis le début de la pandémie, les escrocs et l’économie souterraine utilisent de plus en plus les services des fintechs, dans le viseur des autorités bancaires.

Jamais elle n’aurait pensé acheter de la drogue autrement qu’en argent liquide. Mais ce samedi soir en boîte de nuit, Caroline* n’a pas de cash ou de distributeur à proximité pour régler le dealer. Ce dernier lui propose un mode de paiement inédit. S’acquitter des 70 euros de sa «consommation» en faisant «un Lydia», du nom de l’application française qui permet des virements instantanés d’argent d’un portable à un autre. Ce qu’accepte cette jeune parisienne employée dans la finance, adepte de Lydia pour ses achats plus avouables.

La fintech Lydia constate régulièrement ce genre de transactions liées au trafic de drogue, à des escroqueries ou encore à la prostitution sur sa plateforme. Et leur nombre s’est envolé depuis le début de la pandémie. «On est passé de 3 à 5,5 millions d’utilisateurs depuis un an et demi. Donc, mécaniquement, il y a une augmentation en volume et en valeur des transactions frauduleuses», reconnaît Cyril Chiche, cofondateur de Lydia. Le dirigeant de la fintech assure

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