l’ex-LR Renaud Muselier soutiendra Emmanuel Macron

Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) Renaud Muselier, qui a quitté le parti Les Républicains en novembre en lui reprochant sa dérive vers l’extrême droite, soutiendra Emmanuel Macron à l’élection présidentielle, a-t-il annoncé dans une interview au Journal du dimanche (JDD). 

« Personne, parmi les candidats déclarés, n’est au niveau de cette élection », a-t-il estimé dans les colonnes du journal, reprochant notamment à la candidate des Républicains Valérie Pécresse son « grand écart permanent » vis-à-vis de l’extrême droite. « C’est pourquoi je soutiendrai et voterai pour Emmanuel Macron, après mûre réflexion et sans hésitation », a déclaré Renaud Muselier, même si le président de la République n’est toujours pas officiellement candidat.

La candidature de Pécresse va « entériner la mort des Républicains »

Réélu avec plus de 57% des suffrages à la tête d’une région de cinq millions d’habitants fin juin face au candidat du Rassemblement national (RN) Thierry Mariani, Renaud Muselier a quitté Les Républicains quelques mois plus tard, dénonçant une « dérive politique » du parti vers l’extrême droite, incarnée selon lui par Eric Ciotti, devenu conseiller « autorité » de Valérie Pécresse. « Je ne soutiendrai jamais une candidate qui ne s’engage pas clairement à appeler à faire barrage à l’extrême droite en cas d’absence au second tour », avait-il averti dans le quotidien Le Parisien début février.

« Ce que je reproche d’abord aux Républicains, ce sont les ambiguïtés de leur stratégie », détaille-t-il au JDD, jugeant que, comme Anne Hidalgo, Valérie Pécresse est « dans le déni de sa situation politique » et que sa candidature va « entériner la mort des Républicains ». « La droitisation à outrance est une faute politique », selon lui, mais aussi une « faute morale ».

L’expérience de Macron, « un atout »

« Parler de ‘grand remplacement’ ou de ‘Français de papier’ ne correspond en rien aux valeurs de la droite française à laquelle je veux rester fidèle : celle de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy », poursuit Renaud Muselier, qui précise ne demander « ni titre ni place dans la campagne » présidentielle.

« Le Macron de 2022 n’est plus celui de 2017 » et l’expérience acquise par le président de la République constitue « un atout », souligne encore l’ancien secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, considérant également que « personne n’aurait pu empêcher l’attaque russe » contre l’Ukraine mais que « la France a retrouvé de la voix dans le concert des nations ».

A l’heure où plusieurs candidats à l’élection présidentielle peinent à recueillir les 500 parrainages d’élus nécessaires d’ici le 4 mars, Renaud Muselier a indiqué qu’il avait écrit à tous les maires de sa région « pour leur demander de parrainer un candidat, quel qu’il soit, s’il est crédité de plus de 10% d’intentions de vote ». « Que ce soit Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen ou Eric Zemmour, je ne partage en rien leurs idées, mais leur absence constituerait un déni de démocratie », a-t-il soutenu.

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