Test Neabot NoMo N1 : notre avis

Les stations de vidange sur les robots-aspirateurs se démocratisent et l’on voir fleurir de plus en plus de modèles avec ce système qui permet d’éviter à l’utilisateur de vider en permanence le bac à poussière embarqué. Un gain de temps très appréciable qui renforce un peu plus l’intérêt de posséder ce type de produit à la maison pour nous épauler dans la tâche d’aspiration des sols.

C’est d’autant plus vrai alors que les prix se font beaucoup plus doux, concurrence oblige. C’est le cas avec ce modèle proposé par Neabot, le Nomo N1, que l’on trouve aussi avec le nom commercial de Neabot N1. A 399 euros, on arrive à un niveau de prix identique voire inférieur à certains modèles qui ne possèdent pas de station de vidage. Pour ce prix là, est-ce une bonne affaire ?

Au déballage on ne trouve pas grand chose à dire sur les accessoires fournis. L’appareil est livré prêt à l’emploi avec ses brosses latérales installées, et deux de rechange, idem concernant le filtre avec un modèle en plus, et deux sacs à poussière pour remplacer celui déjà en place dans la station de vidange.

La télécommande justement est une bonne surprise pour ceux qui sont allergiques aux objets connectés. Grâce à ses multiples boutons ils pourront se servir de quasiment toutes les fonctionnalités de l’aspirateur, si on met à part la programmation et la gestion des zones, et autres barrières virtuelles qui nécessitent la cartographie.

La station de vidage n’est pas la plus imposante que l’on ait testé et c’est plutôt un bon point. Elle se collera sans difficulté au mur, même s’il manque un emplacement pour loger la longueur de câble qui serait éventuellement en trop. Le risque est toutefois limité car, avec ses 1,20 mètres, il est justement un peu court pour atteindre la prise la plus proche dans notre environnement de test. Une rallonge fera l’affaire.

Les connecteurs permettront au Neabot N1 de se recharger en arrivant par l’avant de l’appareil. On distingue aussi l’orifice qui va se charger de l’évacuation.

Le capot n’est pas verrouillé et se soulève simplement. Une poche de récupération est déjà en place, son remplacement est très simple. A l’heure où l’on écrit ces lignes, les poches de rechange et autres accessoires sont disponibles à la vente sur Amazon.

Le robot a une forme circulaire tout ce qu’il y a de plus classique. Les boutons sur l’appareil servent à déclencher la mise en route, un retour station ou un nettoyage de zone. Ce dernier va ordonner au robot de nettoyer à l’emplacement où il est positionné dans un carré de 1,60 mètres de côté.

Sous l’appareil les deux brosses latérales vont servir à ramener la poussière vers la brosse principale. Celle-ci est amovible pour un nettoyage régulier ou pour dégager d’éventuels, fils, cheveux ou poils qui s’y seraient logés.

Le bac à poussière offre une contenance standard et se retire simplement. Même avec la station de vidange il sera nécessaire de le retirer de temps en temps pour nettoyer le filtre Hepa qui y est logé.

Mise en route et configuration

On a vu qu’il était possible d’utiliser notre Neabot NoMo N1 sans avoir recours à l’application, mais ce serait se priver des options disponibles dans l’application. Celle-ci porte le nom de Neabot Home. On trouve également une application simplement nommée « Neabot » mais elle semble destinées aux modèles sans station de vidange. Nous installons donc Neabot Home.

L’inscription aux services Neabot est obligatoire, avec vérification de l’adresse email. L’assistant nous guide pour configurer l’appareil dans l’application, notamment pour se connecter au Wifi de l’appareil et lui indiquer le mot de passe de notre réseau domestique.

L’opération est assez rapide. L’interface principale n’affiche pas encore de carte puisqu’au moins un premier passage complet est nécessaire. Dans les options on peut toutefois déjà constater qu’il est possible de paramétrer la puissance d’aspiration, réglée sur celle intermédiaire par défaut, ou encore demander à notre robot de parler français.

Jusqu’ici nous n’avons rencontré aucune difficulté et le matériel semble de bonne qualité, avec un robot à deux brosses et un nombre d’accessoires satisfaisant. Il nous reste maintenant à débuter la cartographie et mettre le Neabot N1 à l’épreuve de notre environnement de test.

Cartographie et navigation

Lors du premier passage le Neabot Nomo N1 se montre un peu hésitant, et c’est souvent le cas avec la plupart des robots quand ils effectuent leur première cartographie. C’est l’occasion de l’observer face à nos obstacles habituels. Le premier piège est celui sur lequel tous se cassent les dents et le N1 n’y échappe pas. Il faudra configurer une barrière virtuelle.

Il fait en revanche un sans faute lorsqu’il s’agit de passer le rail de la baie vitrée. Plus imposante qu’une simple barre de seuil il faut de la puissance et des roues bien conçues pour ne pas rester coincé, une formalité pour le Neabot qui ne s’est jamais laissé piéger, même lors de passage en biais.

La marque indique que notre aspirateur robot est capable de détecter les tapis. C’est toutefois le premier fabricant qui indique cette fonctionnalité sans réussir à augmenter sa puissance d’aspiration. Cela risque de poser un problème pour les possesseurs de sols mixte, à moins de choisir la puissance la plus forte dans l’application pendant toute l’aspiration, au détriment de l’autonomie et du bruit.

Les pieds de table et autres obstacles ne lui ont pas posé de problème et il s’est adapté de façon habile en contournant au plus près les objets pour récupérer le plus de poussières possible. La présence de deux brosses aide à étendre la surface nettoyée en rabattant la poussière.

Lorsqu’il sait quel chemin il doit prendre le Neabot Nomo possède une bonne vitesse. Malgré cela il réussit à éviter la chute en haut d’un escalier mais reste ensuite bloqué lors de son demi-tour, le capteur se retrouvant au dessus du vide. Il faudra une intervention manuelle et configurer à postériori une barrière virtuelle.

Une fois son travail terminé, le robot retourne à la station qu’il retrouve sans difficulté, se positionne en marche arrière pour la vidange, puis se retourne en position de charge. Tous les poils ont été correctement vidés dans la station de récupération, seuls quelques grains de sable et de terre sont restés en place. On ne lui en tient pas rigueur, notre sol de test était bien encrassé et ces éléments étaient alourdis par l’humidité.

Le premier passage était un peu long et un peu brouillon au niveau navigation comme on peut le voir sur le suivi.

Avant de relancer le robot une seconde fois, maintenant qu’il connait notre domicile, nous plaçons des barrières et découpons en pièces. On regrette de ne pas avoir le choix entre plusieurs formes de barrière virtuelles et zones à éviter. De même l’application ne propose pas de découpe automatique des pièces comme d’autres modèles. Les manipulations sont plus hasardeuses.

Lors du second passage, le robot a fait preuve de plus de rapidité et n’a pas hésité en suivant un chemin plus ordonné. Il a aussi bien respecté les barrières et limites de pièces que l’on avait configuré.

Le Neabot Nomo M1 ressemble fortement à un autre modèle que nous avions testé : l’Ultenic T10 avec qui il partage beaucoup de bons et moins bons points. Il est toutefois un peu moins cher. En revanche, même s’il coute 100 euros de moins, il fait moins bien que le Proscenic M8 Pro qui possède une bonne reconnaissance des surfaces et une meilleure cartographie. Le N1 existe aussi avec une version serpillère pour une poignée d’euros en plus. Mais celle-ci étant fixe, il se contentera de rafraichir le sol plus que de laver. Si vos besoins en nettoyage incluent le lavage des sols, il faudra se tourner vers un modèle comme l’Ecovas Deebot T9+ avec sa serpillère oscillante.

Autre alternative, à préférer si vous possédez des sols mixtes avec parquet ou carrelage et des zones de tapis et moquette, le Roborock S7 qui soulève sa serpillère vibrante et qui peut aussi être utilisé avec un station de vidange automatique.

Les défauts du T1 se retrouvent donc dans le N1 et trahit une conception moins couteuse avec des traductions et une interface perfectible au niveau des options et de la cartographie. On regrette aussi que la détection des tapis, pourtant notée comme fonctionnalité, ne semble pas avoir d’effet dans la réalité.

Vendu aux alentours de 400 euros il n’est toutefois pas à écarter pour autant si vous cherchez un modèle avec récupérateur. Son utilisation est simple, et il peut même se piloter seulement à la télécommande, ce qui en fait un bon choix pour les allergiques aux smartphones. D’autre part il est agile et saura se faufiler partout pour aspirer tout en vous évitant la corvée de nettoyage du bac à poussière intégré à chaque passage. Un bon rapport qualité prix pour qui ne souhaite pas investir plus dans ce type de machine.

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