« Elle a transformé Paris en Beyrouth »

INTERVIEW

Pour qui votera Alain Finkielkraut à la prochaine élection présidentielle ? S’il n’a pas voulu dévoiler son futur vote, le philosophe l’a en revanche martelé : il ne votera pas pour Anne Hidalgo. Alors que la candidate a été officiellement investie par le Parti socialiste samedi, Alain Finkielkraut, invité dimanche du Grand rendez-vous Europe 1/Les Echos/CNews, a fustigé sa gestion de la capitale. « Elle a transformé Paris en Beyrouth », cingle-t-il. 

« Je ne sais pas pour qui je vais voter. J’attend de voir », répond Alain Finkielkraut. « J’ai du mal à croire que je vais voter pour un candidat de gauche, car c’est la surenchère dans le ‘wokisme' ». Revenant sur sa critique adressée à Anne Hidalgo, il développe : « Beyrouth au sens du chantier, des travaux, de cette horreur, de ce saccage ». Et de conclure : « Je n’ai pas envie qu’elle exerce sa ferveur sur le territoire français tout entier. »

« Fabien Roussel se démarque »

Yannick Jadot, le candidat écologiste, ne trouve pas davantage grâce à ses yeux. « Pour moi, l’écologie, c’est aussi la préservation de la beauté du monde. Or, voir notre territoire couvert d’éoliennes par les écologistes, ça ne me plait pas ». 

En fait, Alain Finkielkraut « procède par éliminations successives ». Et à ce jeu-là, il adresse un satisfecit inattendu au candidat communiste Fabien Roussel. « Sur le ‘wokisme’, il y en a un qui se démarque, c’est Fabien Roussel », estime Alain Finkielkraut. « A cet égard, il est tout à fait intéressant. J’aimerais qu’on l’entende un peu plus sur les ondes. »

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