ce que proposent les candidats sur le nucléaire

Construction de nouveaux réacteurs, miser sur les énergies renouvelables ou l’hydrogène, arrêt total des réacteurs… Les candidats à la présidentielle sont divisés sur la question du nucléaire. Certains candidats prônent une sortie plus ou moins rapide de l’atome, comme les écologistes ou les Insoumis, tandis que d’autres – notamment à droite et à l’extrême droite, mais aussi au Parti communiste – sont favorables à cette énergie, tout comme, selon les sondages, une majorité de Français. Europe 1 revient sur les propositions de certains candidats.

Anne Hidalgo

La candidate socialiste veut décarboner la production énergétique française : « 100% d’énergies renouvelables, aussi rapidement qu’il sera possible de le faire. » Pour ce faire, Anne Hidalgo ne souhaite pas « de construction de nouveaux EPR ou de petits réacteurs modulaires ». Dans son programme, elle précise que « le nucléaire sera utilisé comme énergie de transition, sans sortie précipitée pour ne pas faire flamber le prix de l’énergie ».

Yannick Jadot

« Au moins dix réacteurs nucléaires seront arrêtés d’ici 2035. » L’objectif du programme du candidat écologiste est clair, il souhaite sortir du nucléaire en fermant « progressivement les réacteurs actuellement en fonctionnement ». S’il est élu, Yannick Jadot n’ouvrira « pas l’EPR de Flamanville au regard de l’impossibilité d’avoir des perspectives sur l’achèvement des travaux dans des délais, coûts et conditions de sécurité raisonnables ».

Marine Le Pen

La candidate du Rassemblement national veut « relancer la filière nucléaire, hydroélectrique et investir dans la filière hydrogène », en lançant notamment la construction de six nouveaux EPR. Marine Le Pen milite également pour la réouverture de la centrale Fessenheim. Elle souhaite aussi mettre un terme aux projets d’énergies renouvelables comme l’éolien. 

« Ce parc éolien, ce sera évidemment le premier que j’arrêterai si je suis élue présidente de la République », a-t-elle promis au micro d’Europe 1 à Saint-Brieuc mi-janvier. « Encore une fois, c’est une absurdité écologique, économique, stratégique », a énuméré Marine Le Pen.

Emmanuel Macron

Début février, le président-candidat présentait sa stratégie énergétique pour les décennies à venir, promettant une « renaissance » du nucléaire français. Si en 2017, le candidat Macron voulait réduire la part du nucléaire à 50% de la production électrique, cinq ans plus tard, il a promis la construction de 6 à 14 nouveaux réacteurs pour 2050, une évolution pro-nucléaire.

Depuis Belfort, Emmanuel Macron a également promis de développer massivement les énergies renouvelables, notamment avec un plan ambitieux pour l’éolien maritime. Objectif : « Reprendre en main notre destin énergétique et donc industriel », a martelé le président candidat.

Jean-Luc Mélenchon

Le candidat insoumis veut sortir du nucléaire à horizon 2045, une source d’énergie qu’il qualifie d' »inadaptée à la nouvelle donne climatique ». « Il faut sortir du nucléaire. Pas par idéologie, mais parce que c’est dangereux et de plus en plus », a-t-il affirmé lors d’un meeting à Nantes. Pour sortir progressivement du nucléaire, Jean-Luc Mélenchon compte sur les énergies renouvelables et « l’investissement dans les innovations énergétiques » en réorientant le soutien à la recherche.

Valérie Pécresse

La gagnante de la primaire des Républicains précise dans son programme qu’elle souhaite relancer la politique énergétique du pays en s’appuyant sur le nucléaire, « qui est une énergie décarbonée, compétitive et qui repose sur des technologies et des savoir-faire d’excellence français ». Valérie Pécresse veut donc lancer, elle aussi, la construction de six nouveaux EPR. 

Éric Zemmour

Le candidat du parti Reconquête ! veut relancer la filière nucléaire, en prolongeant « la durée de vie du parc existant à 60 ans au moins » mais aussi en supprimant « l’objectif de réduire à 50% la part du nucléaire dans notre mix énergétique dans le mix électrique à horizon 2050 ». Éric Zemmour veut aussi « lancer la construction d’au moins 14 nouveaux réacteurs nucléaires EPR2 à horizon 2050 ».

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