Comment l’aéronautique s’organise pour trouver des alternatives au titane russe

DÉCRYPTAGE – La filière augmente ses stocks, joue la solidarité avec des achats groupés et diversifie ses sources d’approvisionnement vers les États-Unis, le Japon, le Kazakhstan et l’Arabie saoudite.

Trouver une alternative au titane russe: c’est devenu une priorité pour la filière aéronautique européenne depuis la guerre en Ukraine. Selon le Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas), ses adhérents consomment 25.000 tonnes de titane par an, dont 10.000 tonnes sont importées de Russie. Précisément auprès de VSMPO, numéro un mondial de la spécialité. Si la dépendance au titane russe s’établit à 40 % en moyenne, elle atteint 50 % pour Airbus et le motoriste Safran, et 80 % pour certains sous-traitants, comme Aries Industries (pièces pour l’aéronautique).

«La consommation de titane a augmenté de 9,7 % par an depuis 2015, grâce à la demande aéronautique (…). En 2019, elle a atteint 162.000 tonnes, dont 45 % pour le marché aéronautique et 8,5 % pour le marché militaire», explique l’expert Pierre-François Louvigné, dans un rapport remis en 2020 au ministère de la Transition écologique. L’emploi du titane, matière légère et résistante, s’est accentué avec la conception…

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