La Belgique retarde de dix ans la sortie du nucléaire, à 2035

À la suite du virage imposé par la guerre en Ukraine, le gouvernement doit engager des négociations avec Engie.

Correspondante à Bruxelles

La guerre en Ukraine a fait voler en éclats l’engagement belge d’une sortie du nucléaire en 2025, gravé dans le marbre depuis 2003. Au terme de discussions émaillées de tensions, les sept partis membres de la coalition au pouvoir (dont les écologistes francophones et néerlandophones) se sont mis d’accord vendredi pour repousser de dix ans l’échéance. Deux des sept réacteurs parmi les plus récents seront prolongés: Doel 4 (proche du port d’Anvers) et Tihange 3 (près du port de Liège), mis en service en 1985 et exploités par Engie. Leur prolongation, soumise au Conseil des ministres d’ici à la fin du mois, «doit permettre de renforcer l’indépendance de notre pays vis-à-vis des énergies fossiles dans un contexte géopolitique chahuté», selon le premier ministre, Alexander De Croo.

Le nucléaire représentait, en 2021, 52% de la production d’électricité en Belgique, contre 25% pour le gaz. Alors que le prix du gaz flambe et que le parc nucléaire français connaît des difficultés…

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