quel est l’objectif des États-Unis ?

Jacques Serais (envoyé spécial à Bruxelles), édité par Solène Leroux avec AFP
14h02, le 24 mars 2022

Un mois après le début du conflit en Ukraine, Bruxelles accueille trois sommets ce jeudi : l’OTAN, le G7 et l’Union européenne. Alors que Joe Biden est arrivé hier soir à Bruxelles pour l’occasion, que signifie la présence du président américain ? Europe 1 fait le point.

Alors que l’invasion russe en Ukraine entre dans son deuxième mois, l’activité diplomatique du monde occidental se joue aujourd’hui à Bruxelles avec trois sommets : le sommet de l’OTAN, celui du G7 et enfin celui de l’Union européenne. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé l’Otan à fournir à son pays « une aide militaire sans restriction », pour faire face à l’armée russe. Selon une haute-responsable américaine, les Occidentaux envisagent de livrer à l’Ukraine des missiles anti-navire.

Le président américain est, de son côté, arrivé hier soir à Bruxelles. Que signifie la présence de Joe Biden ? Qu’attendent les États-Unis de ces rendez-vous ? Europe 1 fait le point.

Cette venue du président américain n’est pas seulement un symbole : Joe Biden y a aussi des intérêts. Face aux menaces qui pèsent sur l’Europe, les États-Unis veulent affirmer leur leadership, et c’est tout l’objet du sommet de l’Otan et de la réunion extraordinaire du G7 qui se tiennent à Bruxelles ce jeudi.

Des intérêts financiers et militaires

Depuis des semaines, Joe Biden insiste pour une réponse ferme du bloc occidental face à la Russie, faisant parfois monter la tension avec Vladimir Poutine. Par la même, il pousse les Européens dans les bras de l’Oncle Sam, d’abord sur les questions militaires.

Ce sommet de l’Otan a pour objet de renforcer la présence des forces armées au sein des pays de l’Alliance situés à l’est de l’Europe, ce qui signifie davantage de soldats américains sur le sol européen. Mais où les défenses européennes vont-elles se fournir ? Les États-Unis mettent tout leur poids pour signer des contrats, comme lors de l’accord signé par l’Allemagne pour l’achat d’avions F-35 américains, au début du mois. Cela, alors même que l’Union européenne tente de bâtir une Europe de la défense.

Enfin, sur la question de l’énergie, Joe Biden trouve là aussi un intérêt. S’il pousse les Européens à se passer du gaz russe, il sait que lui en a à revendre.

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