L’État veut protéger les fleurons français des appétits étrangers

La doctrine d’investissement de l’APE pourrait évoluer afin de garantir l’ancrage tricolore de ces groupes.

Pas question de laisser tomber les groupes français en difficulté ou menacés de passer sous contrôle étranger. En 2017, l’État, décidé à rester actionnaire de groupes liés à la souveraineté nationale, la défense nationale, le nucléaire civil et de grands services publics (SNCF, La Poste, RATP), avait choisi d’alléger sa part dans les entreprises commerciales. L’Agence des participations de l’État (APE) s’est depuis partiellement désengagée de Safran, PSA, Renault, Engie et FDJ, même si la privatisation d’ADP a été abandonnée.

Mais la pandémie a rebattu les cartes, et l’APE va continuer à s’intéresser aux sociétés commerciales. «Il y a encore des entreprises durablement frappées par la crise, notamment dans le transport aérien», souligne Martin Vial, le directeur général de l’APE depuis 2018. ADP et Air France ne retrouveront leur niveau d’activité de 2019 «que dans un certain nombre d’années,souligne-t-il. Nous jouerons notre rôle d’actionnaire de soutien à long terme». Un autre élément

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