McKinsey, itinéraire d’une polémique

ENQUÊTE – Le recours aux cabinets de conseil par l’exécutif est, selon un rapport du Sénat, devenu «un phénomène tentaculaire». Scandale d’État ou boule puante à deux semaines du premier tour de la présidentielle?

Les campagnes électorales se suivent et, parfois, se ressemblent. En 2012, l’ennemi qui, selon François Hollande, n’avait pas de visage avait un nom: Goldman Sachs. Marine Le Pen décrivait la banque d’affaires américaine comme l’incubateur de l’«oligarchie» qui, selon elle, avait pris le pouvoir en Europe. En 2017, c’est Rothschild, ancien employeur d’Emmanuel Macron, qui avait les honneurs de la polémique, bientôt remplacé par BlackRock, le premier gestionnaire d’actifs au monde, instigateur supputé de la réforme (avortée) des retraites. Le syndrome paranoïde est toujours le même: infiltration supposée de la sphère publique par des intérêts privés ou étrangers, optimisation fiscale, copinage et gros sous.

Avec la présidentielle 2022, la France fait une rechute. Cette fois, le mistigri est passé chez McKinsey, le cabinet de conseil américain, leader mondial de son secteur. Le hashtag #McKinseyGate rencontre un franc succès sur les réseaux sociaux. Le camp des macronistes est contraint à…

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