Annick Girardin dénonce la « mauvaise volonté » du Royaume-Uni

Nina Droff avec Manon Fossat
12h43, le 28 octobre 2021, modifié à
12h49, le 28 octobre 2021

Si aucun progrès n’est fait d’ici début novembre, Paris a décidé de « l’interdiction de débarquement de produits de la mer » britanniques en France et la mise en place de « contrôles douaniers et sanitaires systématiques sur les produits  débarqués ». Sur Europe Midi jeudi, la ministre de la Mer, Annick Girardin a dénoncé la « mauvaise volonté » du Royaume-Uni « de travailler sur les dossiers français ».INTERVIEW

Interdiction de débarquement », contrôles douaniers accrus : la décision est tombée. La France a annoncé l’entrée en vigueur mardi prochain de premières mesures de rétorsion contre les îles anglo-normandes et Londres, qui les a jugées « décevantes » et « disproportionnées » par rapport au conflit qui les oppose sur le nombre de licences accordées aux pêcheurs français après le Brexit. Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a aussi évoqué une riposte graduelle, avec une possible « deuxième série de mesures », « notamment des mesures énergétiques qui ont trait à la fourniture d’électricité pour les îles anglo-normandes ». 

« Le Royaume-Uni n’assume pas sa signature »

Ces sanctions ont été mises à exécution dès la nuit de mercredi à jeudi avec la verbalisation de deux navires britanniques dans la Manche. Le premier bateau a été verbalisé pour entrave aux contrôles et le deuxième parce qu’il ne figurait pas sur la liste des navires licenciés. Invitée d’Europe Midi jeudi, Annick Girardin, ministre de la Mer a dénoncé la « mauvaise volonté » du Royaume-Uni.

« Au soir de l’acceptation de cet accord concernant la pêche, le président de la République a rappelé que nous serions aux côtés des pêcheurs. Depuis neuf mois, nous travaillons avec les professionnels et les élus pour obtenir les licences et nous attendons encore car le compte n’y est pas. Il y a une date limite et il y a urgence », a-t-elle affirmé. Alors que Jean Castex a laissé la porte ouverte à de nouvelles discussions, Annick Girardin a estimé de son côté que le Royaume-Uni n’assume pas sa signature. « Il y a une mauvaise volonté à travailler sur les dossiers français », a poursuivi la ministre. « Aujourd’hui nous disons stop. »

Un communiqué du ministère français de la Mer et du secrétariat aux Affaires européennes a justement précisé les mesures mercredi soir : « interdiction de débarquement des navires de pêche britanniques dans les ports désignés », c’est-à-dire les six ports français où la débarque s’effectue actuellement, ainsi qu’un « renforcement des contrôles » sanitaires, douaniers et de sécurité des navires britanniques. Enfin, une mesure va encore plus loin, annonçant un zèle particulier dans les « contrôles des camions à destination et en provenance du Royaume-Uni », quelle que soit leur cargaison.

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