Les compagnies aériennes russes ploient sous le choc de la guerre en Ukraine

ANALYSE – Vols internationaux annulés, marché intérieur atrophié… Aeroflot et ses challengers, qui avaient déjà souffert avec la crise du Covid, encaissent un nouveau coup terrible.

À l’aéroport international de Moscou, on se croirait revenu au plus fort de la crise sanitaire. Depuis le 15 mars, deux terminaux sur cinq (le D et le E) sont fermés. Tout comme une des trois pistes de décollage et d’atterrissage. Cette fois-ci, ce n’est pas le Covid qui cloue les avions au sol mais l’invasion de l’Ukraine. Plus précisément, l’enchaînement des sanctions de part et d’autre découlant de cette guerre. Les compagnies américaines et européennes n’ont plus le droit de survoler la Russie ou d’y atterrir. Les transporteurs russes ne peuvent plus, en retour, faire des vols vers l’Union européenne ou les États-Unis et emprunter leur espace aérien.

C’est pour les acteurs russes que le coup est le plus rude. La compagnie nationale Aeroflot, qui a une part de marché frisant les 50 %, S7, Azur Air… Les plus gros opérateurs ont renoncé depuis plus d’un mois à faire des vols internationaux. «Aeroflot informe d’une suspension temporaire de ses vols internationaux à partir du 8 mars à cause…

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