Le Pen met la faute sur Darmanin, qui réplique

Europe 1 avec AFP
08h54, le 14 avril 2022

Après la violente expulsion d’une militante écolo mercredi d’une conférence de presse de Marine Le Pen, la candidate RN et le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin se sont renvoyés la balle. Marine Le Pen affirme qu’il en va de la responsabilité « des policiers » du ministre, quand ce dernier met en cause un membre de son service d’ordre privé.

Une militante anti-RN expulsée manu militari, mais par qui ? Marine Le Pen et le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin se sont renvoyé la responsabilité mercredi d’une évacuation musclée d’une conférence de presse de la candidate à l’Elysée. Des images de l’AFP montrent une activiste du collectif « Ibiza » qui brandissait une pancarte en forme de coeur avec une photo de Marine Le Pen et Vladimir Poutine, rapidement mise à terre par deux hommes, puis tirée par les bras par l’un d’eux et traînée par terre hors de la salle.

 

« Ce sont les policiers de Monsieur Darmanin, il faut s’adresser à Monsieur Darmanin, parce que moi je n’y suis pour rien », a assuré un peu plus tard la candidate sur BFMTV, en mettant en cause les « services de protection des personnalités ». « Ce n’est pas moi qui leur donne ni des instructions ni des consignes sur la méthode d’intervention », a-t-elle poursuivi. Marine Le Pen a assuré n’avoir « rien vu » de l’incident, et s’est « réjouie que cette femme n’avait pas d’intentions plus dangereuses que celles uniquement de m’interpeller ».

Le Pen et Darmanin se renvoient la balle

La militante est une conseillère municipale écologiste de Boulogne-Billancourt, en région parisienne. Réplique du ministre de l’Intérieur à la candidate dans un tweet : « Quel mépris pour les policiers de la République qui assurent votre protection ». « Ayez plutôt l’honnêteté de dire que l’individu qui traîne la manifestante sur le sol est un membre de votre service d’ordre privé », ajoute Gérald Darmanin.

Durant la conférence de presse consacrée aux questions internationales, un jeune homme de ce collectif de gauche, se présentant comme journaliste à « Russia Today », avait aussi posé avec ironie à Marine Le Pen « une question de la part de Vladimir Poutine »: « Pourquoi vous ne lui répondez plus ? Vous lui manquez ». Marine Le Pen avait éconduit ce « provocateur ».

Devant la salle, le collectif a distribué des tracts pour dénoncer la « complaisance » de Marine Le Pen envers le président russe, ornés de coeurs roses avec un pastiche de message affectueux de Poutine à la candidate du RN.

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