les récoltes menacées jusqu’en 2024

Les semenciers français ont le regard tourné vers l’année prochaine. Car même si le conflit s’apaise d’ici là, les récoltes de 2023 et de 2024 s’annoncent déjà tendues.

Alors que les marchés céréaliers ont les yeux rivés sur la récolte de 2022 en Ukraine, où les agriculteurs tentent non sans mal de semer leurs cultures de printemps, les semenciers français ont, eux, le regard tourné vers 2023. Et non sans inquiétude.

Car même si le conflit qui secoue la zone s’apaise d’ici là, les récoltes de 2023 et de 2024 s’annoncent déjà tendues. Certes, les semenciers français ont réussi, bon an mal an, à acheminer chez les agriculteurs ukrainiens 70 à 90 % des semences pour les semis de l’année. Mais cela est loin d’être le cas des «semences mères». Ces plants de base sont cultivés par les agriculteurs multiplicateurs, pour obtenir les semences qui sont commercialisées un an plus tard aux paysans. «Ces semences de base ont été expédiées à 70 %, mais nous n’avons pas la certitude qu’elles soient arrivées dans les exploitations, déplore Claude Tabel, président de l’Union française des semenciers (UFS), le syndicat professionnel du secteur. Or elles se plantent maintenant…

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