NASA : un médecin a été holoporté dans l’ISS

Né de l’amalgame entre « hologramme » et « téléportation », l’holoportation
n’est pas un terme de science-fiction caché dans un épisode de Star Trek,
mais bien une technologie mise en place et testée en octobre dernier par la
NASA.

Grâce à ce procédé, le Dr Josef Schmid, chirurgien de vol pour la NASA, a
pu rejoindre la station spatiale sans qu’aucune fusée ne soit nécessaire et
sans quitter le sol de notre planète. Il a été rejoint dans ce voyage par
Fernando De La Pena LLaca, PDG d’AEXA Aerospace (société qui participe au
développement de l’holoportation) et quelques autres membres de l’équipe.

Qu’est-ce que l’holoportation ?

En résumé, des modèles 3D de haute qualité des holoporteurs ont été
développés, compressés et envoyés dans la station afin d’être reconstruits
sur place, en temps réel. Grâce à l’HoloLens de Microsoft, le personnel sur
place et les holoportés ont pu se voir, s’entendre et interagir comme s’ils
étaient physiquement présents.

L’idée n’est pas nouvelle et Microsoft y travaille déjà depuis des années,
mais ce récent projet de la NASA permet de franchir une étape et d’envoyer
des entités humaines hors de la planète à défaut d’y emmener un corps
physique.

Un spécialiste sur place en permanence

L’idée de la technologie est de pouvoir s’assurer de la présence d’un
spécialiste, que ce soit dans le domaine médical, psychologique ou
technique lorsque celle-ci est requise. Vous pouvez aborder un problème
avec un spécialiste du domaine à vos côtés sans que celui-ci doive faire le
voyage.

« Peu importe que l’ISS voyage à près de 30 000 km/h à 400 km de la Terre.
L’astronaute peut revenir trois minutes ou trois semaines plus tard, nous
serons là, à cet endroit, vivant dans la station ». La seule différence
avec une présence réelle étant forcément l’absence du toucher physique.

Quel avenir pour la technologie ?

À l’avenir, l’agence aimerait ajouter une fonction de réalité augmentée à
la technologie pour permettre aux holoportés de se déplacer et de voir
chaque élément de la station comme s’ils étaient à bord.

La technologie est également envisagée pour une future exploration
lointaine, mais risque de se heurter au décalage temporel dû au temps de
trajet des ondes jusqu’aux équipements éloignés alors que l’holoportation
se veut être « en direct » (ou du moins avec le moins de latence possible).

La NASA a également affirmé que cette technologie pourrait être utilisée
sur Terre pour les chercheurs travaillant dans des environnements extrêmes
ou pour les spécialistes des opérations militaires.

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Article CNET.com adapté par CNETFrance

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