Le port de Nantes Saint-Nazaire mise sur les énergies renouvelables pour assurer son avenir

Le quatrième port français a vu son tonnage baisser d’un tiers en 2021, sur fond de dépendance au trafic d’hydrocarbures. Il s’oriente vers l’éolien maritime et la valorisation du foncier.

«C’est une sérieuse secousse et un signal d’alerte». Olivier Tretout, directeur général du Grand port maritime de Nantes Saint-Nazaire, le reconnaît sans ambages. La crise économique, puis énergétique confirme l’obsolescence d’un modèle basé à 70 % sur le trafic d’hydrocarbures (pétrole, gaz, charbon). Le commerce du quatrième port français après Marseille, Le Havre et Dunkerque, a plongé brutalement de 30 millions de tonnes d’ordinaire, à 19 millions en 2021 (pour 72 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 18 millions de dotations de l’État). Soit son niveau des années 1980. L’arrêt de la raffinerie TotalEnergies de Donges de novembre 2020 à fin mars 2022 a pesé lourd.

Pourtant, l’ex-port autonome créé en 1965, compte aujourd’hui 500 salariés et rayonne sur 25.000 emplois, selon l’Insee. «Le modèle de notre port trouve ses racines il y a un demi-siècle maintenant. Il faut absolument le faire évoluer sur les prochaines décennies», insiste Olivier Tretout, qui a travaillé auparavant…

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