division : les robots de la NASA travaillent ensemble pour la première fois

Lancé pour la première fois dans l’espace en 2018, chaque membre du trio,
en ligne de cube et d’une largeur de 12,5 pouces (un peu plus de 30 cm),
est chargé d’aider les habitants de l’ISS à accomplir des tâches
importantes — mais souvent fastidieuses — comme faire l’inventaire,
raconter des expériences avec des caméras intégrées ou transporter des
marchandises dans toute la station. Honey et Bumble sont montés les
premiers et ont été rapidement suivis par Queen.

« En plus de rendre les vols spatiaux plus sûrs et plus rentables, les
assistants robotiques comme les Astrobees pourraient gérer les tâches de
routine afin de libérer les humains pour des travaux plus complexes », a
déclaré la NASA. Un jour, ces robots de l’espace pourraient même s’envoler
avec les astronautes lors de futures missions vers la lune, comme le projet
Artemis de la NASA, vers Mars et, pratiquement, vers l’espace lointain.

Une information étape importante

La NASA a déclaré la semaine dernière que deux Astrobees — Queen et Bumble
— ont réussi à fonctionner de manière indépendante, côte à côte avec leurs
associés mortels. « Dans les expériences précédentes, les robots ont
fonctionné seuls ou ont eu besoin d’un soutien plus actif de la part de
leurs collègues humains », a déclaré la NASA.

Au premier plan, le Queen (vert menthe) capture sa première image
panoramique à 360 degrés de l’intérieur de l’ISS, selon la NASA. Plus loin,
on peut voir un petit Bumble (bleu) qui teste sa capacité de navigation
dans ce qu’on appelle le module Harmony, un centre de services embarqué, et
qui recueille de informations données cartographiques de la station.

Selon l’agence, ces deux expériences font partie du projet ISAAC
(Integrated System for Autonomous and Adaptive Caretaking Project),
l’organisation qui supervise le système Astrobee. Les chercheurs d’ISAAC
sont également responsables des stations d’accueil de ces robots, où ils
reviennent pour « se reposer, se détendre » et surtout se recharger
(littéralement) lorsque leur batterie est faible.

Une aide qui tend à devenir autonome

Au-delà de l’apprentissage des capacités standard de surveillance et de
maintenance des vaisseaux spatiaux, l’équipe ISAAC tente de rendre ces
robots aussi autonomes que possible, même si les Astrobees peuvent être
télécommandés manuellement si nécessaire. En effet, à l’avenir, des
vaisseaux spatiaux tels que la station spatiale lunaire Gateway « ne seront
pas habités toute l’année et auront besoin de robots intelligents et
autonomes pour contrôler les choses en l’absence des humains », a déclaré
la NASA.

Ces droïdes ne sont pas les premiers travailleurs synthétiques à graviter
autour de la Terre. Leur héritage repose sur celui des robots Spheres de la
NASA, qui vivent aux côtés des scientifiques dans l’espace depuis plus de
dix ans maintenant. renfermer que les Sphères soient assez similaires aux
Astrobees, ils sont construits avec une technologie plus ancienne. À terme,
les Astrobees sont censés prendre le relais, offrant ainsi à leurs
prédécesseurs une retraite renfermer méritée.

En avril, l’agence a indiqué que les Astrobees avaient effectué plus de 750
heures de vol à bord de l’ISS, réalisé plus de 100 activités et prouvé
qu’ils étaient capables d’accomplir des exploits qui relevaient auparavant
de la science-fiction, comme signaler et enquêter avec succès sur des
anomalies simulées à bord de la station, et ce de manière autonome.

L’année dernière, par exemple, les astronautes ont bricolé les systèmes de
survie de la station pour qu’ils détectent une (fausse) concentration très
élevée de dioxyde de carbone. Bumble l’a rapidement remarqué, a navigué
dans l’ISS pour comprendre ce qui n’allait pas, a effectivement trouvé le
problème (une fausse « chaussette » bloquant un évent) et a appelé à
l’aide.

Avec Honey, Queen et Bumble, la réalité semble doucement se rapprocher de
la fiction et peut-être qu’un jour les astronautes auront leurs propres
Tars, Kipp et Case (Interstellar) pour les accompagner dans l’espace.

Article CNET.com adapté par CNETFrance

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