Au Kenya, le Covid a provoqué un exode de la capitale saturée

Familles pauvres ou ménages aisés en quête d’une meilleure qualité de vie préfèrent quitter Nairobi en masse.

En juillet 2020, le président kenyan Uhuru Kenyatta annonçait la fin du confinement de la capitale Nairobi. Aussitôt, des milliers de familles ont afflué vers les gares routières. Les bus locaux colorés, les fameux «matatus», étaient pris d’assaut par des passagers prêts à tout pour regagner leur village. Sur les galeries de toit s’entassaient matelas et batteries de cuisines.

Chacun a sa raison de partir: certains veulent retrouver leur famille, d’autres craignent d’attraper le Covid-19. Quelques-uns ont été expulsés de leur logement quand beaucoup ont perdu une large part de leurs revenus.

Avant la pandémie, la croissance de Nairobi était projetée à 11,6 % en 2020. Elle sera finalement divisée par deux, à 6,6 % et laissant des milliers de personnes sans emploi. David Mimo, originaire du village de Tigoi, dans le comté de Vihiga, a vu de nombreuses familles rentrer. «Elles ne pouvaient plus s’acheter à manger, témoigne-t-il. Certains ont dû vendre leurs meubles pour s’acheter un billet de

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