« Qui dit mieux ou moins, ce n’est pas un sujet »

Gauthier Delomez
08h38, le 04 novembre 2021, modifié à
12h00, le 04 novembre 2021

« Ce n’est pas un sujet ». Invitée de la matinale d’Europe 1 jeudi, la ministre de la Fonction publique Amélie de Montchalin a balayé les propositions des différents partis politiques, de droite et de gauche, qui veulent respectivement diminuer et augmenter le nombre d’agents publics en France. « On n’est pas dans la surenchère. On n’a pas de problème vis-à-vis de ce que nous disent le droite et la gauche (…). Qui dit mieux ou moins, ce n’est pas le sujet », déclare-t-elle face à Dimitri Pavlenko.

« Emmanuel Macron ne se positionnera pas en fonction de ce que disent les autres »

En cette période de précampagne présidentielle, les potentiels candidats avancent leurs propositions pour réajuster le nombre de fonctionnaires sur le territoire. Ainsi, Éric Ciotti souhaite supprimer 250.000 postes s’il venait à être élu. « Si vous êtes de droite, votre crédibilité consiste à dire que vous allez mettre des fonctionnaires sur le billot, vous battre entre vous pour savoir quel est le bon nombre. Cela montre qu’il n’y a pas de vision de l’État. Quelle est la vision de la droite sur l’action publique ? Je ne peux pas vous dire », tacle la ministre.

Amélie de Montchalin reproche également à la gauche une vision « clientéliste ». Celle-ci est « assumée comme telle », selon la ministre. « Anne Hidalgo vous dit d’un coup de baguette magique : ‘Je vais doubler le salaire des profs’. Monsieur Mélenchon dit qu’il va titulariser les contractuels. Hop, plus de 800.000 fonctionnaires », raille Amélie de Montchalin, qui fait une déclaration ambiguë sur la potentielle candidature d’Emmanuel Macron : « Quand viendra le temps de présenter nos objectifs, sur ce sujet comme sur d’autres, (Emmanuel Macron) ne se positionnera pas en fonction de ce que disent les autres ».

« Moins de monde dans les ministères, plus d’agents au contact des Français »

La ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, qui assume la suppression des 120.000 fonctionnaires en début de quinquennat, parle d’une réorganisation voulue par LREM. « Dès le départ, nous voulions moins de monde dans les ministères à Paris et plus d’agents publics au contact des Français pour que l’État soit efficace et proche (…). Avec cette politique, nous assumons de mettre un peu plus de monde dans les commissariats, les gendarmeries, les hôpitaux, sans augmenter le nombre total de fonctionnaires », souligne-t-elle.

Amélie de Montchalin se projette également dans l’avenir : « Notre enjeu, c’est de parler de la France d’aujourd’hui, des besoins de demain, de France 2030, du plan de relance… Comment l’État doit servir les Français, et comment il met les hommes et les femmes qui le servent au bon endroit ». Un objectif partagé par une majorité de Français, selon la ministre, qui demandent de la « proximité » et de « l’efficacité ».

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