la droite parisienne s’en prend à Hidalgo

INTERVIEW

La ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, Amélie de Montchalin, invitée sur Europe 1 jeudi matin, a de nouveau rappelé à l’ordre la mairie de Paris sur le temps de travail de ses personnels. Selon un rapport des préfets de tout le pays, « à peu près la moitié » des collectivités appliquent actuellement les 35 heures. À Paris, la municipalité est « à la limite de la République et surtout de la responsabilité ». Dans Europe Midi, la maire du 5e arrondissement de la capitale, Florence Berthout, a également condamné ce non-respect de la règle par Anne Hidalgo.

Un différentiel de 55 heures sur un an

« Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur une année, on a un différentiel de 55 heures. Et ce n’est pas la première fois que la maire de Paris s’exonère du respect de la règle », a fustigé la maire d’arrondissement, avant de s’interroger : « Qu’est-ce qui peut le justifier ? ». Selon elle, il faut en effet « revenir aux fondamentaux ». « En tant qu’élus de la République, on nous demande d’être exemplaires et ça veut dire respecter la loi. D’autant que nous sommes comptables des deniers publics dont la source principale est quand même vos impôts et les miens », a rappelé Florence Berthout. 

L’édile de cet arrondissement du centre de Paris a également assuré qu’il était nécessaire de renouer le dialogue social avec les syndicats, et de trouver, éventuellement, d’autres solutions. « Sur certains métiers difficiles comme le personnel dans les crèches, on pourrait imaginer augmenter les salaires. Mais également réserver des logements sociaux à nos policiers municipaux ou aux agents de la propreté qui doivent être là à 6 heures du matin. Ça, ça serait intelligent », a poursuivi l’édile, soumettant aussi l’idée d’un accord d’intéressement fondé sur la présence au travail.

« L’incapacité d’Hidalgo à gérer une grande ville »

Pour Florence Berthout, « on a là une illustration supplémentaire de l’incapacité d’Anne Hidalgo à gérer une grande ville. Il faut mettre un peu les mains dans le cambouis. Les négociations, c’est toujours difficile, mais c’est toujours fructueux quand on est dans le respect de l’autre. Donc si l’on veut avancer, c’est peut-être dans l’amélioration du présentiel », a-t-elle avancé.

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