pour Larcher, « Macron n’incarne pas ce que la droite souhaite incarner »

La droite pourra-t-elle exister face à la potentielle candidature d’Emmanuel Macron ? Alors que la question revient régulièrement dans le débat médiatique ces dernières semaines, le président du Sénat, Gérard Larcher, se veut confiant quant à l’intérêt de présenter un candidat des Républicains face au président sortant. « Emmanuel Macron n’est pas un homme politique de droite », justifie le Républicain au micro du Grand Rendez-vous d’Europe 1, CNews et Les Échos.

Pour le sénateur de Yvelines, Emmanuel Macron ne correspond pas aux caractéristiques de l’homme de droite. « Qu’est-ce qu’être de droite », s’est-il demandé : « C’est maîtriser les dépenses publiques. Emmanuel Macron ne les a pas mesurées durant son quinquennat. Deuxième sujet, la valeur travail. (…) Troisième sujet, le régalien. Souvenez-vous des premières déclarations du président de la République sur ce sujet. Et enfin, la sécurité. Aujourd’hui, nous avons 100 policiers, gendarmes ou pompiers agressés tous les jours. On note aussi une croissance extraordinaire des violences volontaires en France », souligne-t-il. 

« Rassemblement »

Face à ce bilan, Gérard Larcher l’annonce : « Emmanuel Macron n’incarne pas ce que la droite souhaite incarner », avant d’ajouter : « Aujourd’hui, la réalité pour 2022 est incarnée par celle ou celui qui sera choisi par les LR le 4 décembre prochain », au cours du congrès du parti de droite pour désigner son candidat unique à l’élection présidentielle de 2022. 

Et face à la montée de l’extrême droite dans les sondages, le président du Sénat prône le rassemblement : « L’extrême droite divise. Et la vraie différence entre la droite qui souhaite rassembler et l’extrême droite qui divise, est là. » Un argument souvent mis en avant par les membres des Républicains, alors que Marine Le Pen et Eric Zemmour cumulent à eux seuls dans de récents sondages, plus de 30% des intentions de vote. 

« L’extrême droite propose de fracturer notre pays et de mettre au pilori une partie de nos concitoyens qui pensent différemment, qui sont d’origines différentes, qui ont une historie différente », s’insurge-t-il. Et d’ajouter : « Je pense que la vraie réponse contre (ndrl : l’extrême droite), c’est le rassemblement », mais aussi « de regarder les sujets d’identité en face et de les traiter avec détermination », pour répondre aux préoccupations d’une partie des Français. 

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