« Le candidat que nous désignerons sera au second tour », assure Larcher

INTERVIEW

À moins d’un mois du congrès des Républicains qui déterminera le candidat du parti, et à la veille du premier débat des six candidats à l’investiture, le président du Sénat Gérard Larcher a assuré dimanche que le candidat désigné par son parti « sera au second tour » de l’élection présidentielle. « Cette famille n’est pas tant écartelée que cela », a-t-il lancé au micro d’Europe 1/CNews/Les Échos dimanche. « C’est aujourd’hui sans doute le parti qui a le plus d’adhérents et de militants. »

Montrer l’unité du parti

Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Michel Barnier, Eric Ciotti, Philippe Juvin, Denis Payre, qui sera le candidat de la droite ? « Le premier débat est important puisqu’il va conduire Les Républicains à choisir un candidat ou une candidate qui va ensuite incarner le projet et offrir une alternative aux Français », détaille-t-il. 

Les candidats à l’investiture du parti Les Républicains se sont tous engagés à se ranger derrière le vainqueur. Une manière de montrer l’unité du parti comme le confirme le président du Sénat en parlant de sa famille politique : « Elle est en train de se retrouver, de se rassembler. J’ai confiance dans la qualité des débats que nous allons avoir. »

« Il n’y a pas de favori aujourd’hui »

Alors qu’ils sont de la même famille politique, les débats entre les candidats montrent parfois des contradictions fondamentales. Une situation probable qui n’inquiète pas le président du Sénat : « Je fais le pari que ça va au contraire nous aider, encore mieux nous rassembler et demain, de construire une équipe de France derrière le candidat ou la candidate pour l’alternance, pour proposer aux Français une vraie alternative que nous n’avons pas eue en 2017. »

Mais à l’entendre, aucune différence n’est à pointer entre les six candidats. « Bien sûr qu’il y a des différences entre un Eric Ciotti, Michel Barnier, Valérie Pécresse, Philippe Juvin ! Mais c’est la richesse de notre formation politique », se défend-il. « Si nous étions monolithiques, quel serait l’intérêt de choisir, de débattre et de construire un projet ? Je crois que les Français en ont un peu assez de ce monolithisme, de la verticalité. »

« Je crois qu’il n’y a pas de favori aujourd’hui », poursuit-il. « Les seuls favoris, ça s’appelle les adhérents LR parce qu’ils auront une capacité de choisir le candidat qui portera nos couleurs. »

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