le gouvernement veut monter un réseau face au harcèlement

INTERVIEW

« Mais où est Angela ? » Et si ces quelques mots permettaient d’éviter des situations dramatiques ? Invitée mardi de La France bouge, sur Europe 1, Sarah El Haïry, ministre chargée de la Jeunesse et de l’Engagement, est revenue sur le programme du gouvernement en matière de lutte contre le harcèlement. Et parmi les mesures, se trouve le dispositif « Mais où est Angela ? », que l’exécutif entend déployer et faire monter en puissance.

Un réseau d’établissements refuge… et de chauffeurs VTC ?

« Ce n’est pas encore très, très connu. C’est un réseau de bars, de pharmacies, qui veulent être des lieux sûrs, des lieux refuges », commence Sarah El Haïry au micro d’Elisabeth Assayag et Emmanuel Duteil. « L’idée, c’est quand tu rentres dans ce bar, quand il y a quelqu’un qui te suit et que tu n’es pas à l’aise, tu vas au bar et tu demandes ‘Mais où est Angela ?’ Cela fonctionne comme un mot de passe. La personne comprend qu’il se passe quelque chose et donc elle vous met dans un lieu en sécurité, dans un bureau à l’arrière du bar par exemple, peu importe le lieu, le temps de reprendre son esprit et d’appeler la police », poursuit-elle.

Sarah El Haïry, ministre chargée de la jeunesse et de l’engagement : « Le nerf de la guerre contre le cyberharcèlement, c’est les sous » pic.twitter.com/3YYjyFbeYh

— Europe 1 (@Europe1) November 9, 2021

Lancé dans plusieurs villes de France en 2019, le réseau se déploie lentement. La liste des établissements est constituée localement par des associations et/ou les pouvoirs publics. Certains établissements affichent une pancarte « Demandez Angela » pour qu’on puisse les reconnaître. Mais comment faire monter le dispositif en puissance ?

« Ce sera grandement déployé dès l’année prochaine », indique simplement la ministre déléguée. Un autre dispositif similaire est d’ailleurs en cours d’élaboration par le gouvernement : l’établissement d’un réseau de VTC, de chauffeurs privés, qui se porteraient volontaires pour venir chercher rapidement une victime de harcèlement. « Lutter contre le harcèlement, c’est lutter contre le harcèlement partout, à tout moment et à tous les âges », martèle Sarah El Haïry. 

Quid du harcèlement à l’école ? 

La ministre chargée de la Jeunesse et de l’Engagement est d’ailleurs revenue sur quelques mesures engagées à l’école pour lutter contre le harcèlement. « Dans tous les établissements scolaires, dorénavant, il y a cinq référents, enseignant ou CPE par exemple, qui sont formés et qui ont accès à une plateforme numérique » pour lutter contre le harcèlement à l’école, souligne-t-elle. « 12 millions de jeunes vont être formés pour ne pas être dans cette situation de harceleur mais également de savoir comment réagir au cas où il est victime de harcèlement », révèle-t-elle encore. 

Sarah El Haïry, ministre chargée de la jeunesse et de l’engagement : « Dans tous les établissements scolaires, dorénavant, il y a 5 référents, enseignant ou CPE par exemple, qui sont formés et qui ont accès à une plateforme numérique » pour lutter contre le harcèlement à l’école pic.twitter.com/roEEKVb7sr

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Sarah El Haïry, ministre chargée de la jeunesse et de l’engagement : « 12 millions de jeunes vont être formés pour ne pas être dans cette situation de harceleur mais également de savoir comment réagir au cas où il est victime de harcèlement » pic.twitter.com/ydK8mujqbD

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« Les chiffres contre le harcèlement à l’école diminueront quand on aura brisé la loi du silence », souligne toutefois la ministre. Qui le rappelle : « En 2019, on a reçu 22.000 appels mais on sait que ce chiffre est partiel et qu’il n’est pas représentatif de la réalité ».

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