Un projet de loi pour mieux protéger les lanceurs d’alerte

Certains articles du texte examiné par les députés inquiètent les entreprises, qui redoutent des abus.

Frances Haugen, qui a accusé Facebook de faire passer «ses profits avant la sécurité» , est la dernière incarnation en date du lanceur d’alerte. Avant cette ex-salariée de Mark Zuckerberg, d’autres se sont illustrés, de la pneumologue Irène Frachon dans l’affaire du Médiator, à Edward Snowden, qui dénonça le système de surveillance généralisée des citoyens par la NSA.

Hasard du calendrier, Frances Haugen a été auditionnée, mercredi, à l’Assemblée nationale. Le jour même où les députés examinaient un projet de loi porté par Sylvain Waserman, député MoDem du Bas-Rhin, qui protège davantage le lanceur d’alerte, devenu la figure de celui qui dénonce les dérives contre l’intérêt général, la santé, la sécurité, la liberté, voire la démocratie. Avant le 17 décembre 2021, la France doit transposer une directive européenne du 25 septembre 2019.

Le texte complète la loi Sapin 2, de 2016, sur la transparence et la corruption, qui a donné un premier statut au lanceur d’alerte. Mais cette loi «n’allait

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