Comment Chamatex fait des chaussures en Ardèche

ANALYSE – Les carnets de commandes de l’usine, très automatisée, sont pleins pour cinq ans.

«On voyait notre tissu Matryx partir en Asie pour être utilisé dans la fabrication de sneakers (baskets), puis les paires revenir par conteneurs en France pour y être vendues. On s’est dit que c’était absurde du point de vue environnemental et social», raconte Gilles Réguillon, le président de Chamatex, un groupe textile de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

C’est ainsi qu’en 2018 a germé l’idée de créer une usine de chaussures de sport en France. Il aura fallu trois ans pour que ce projet devienne réalité: le nouveau bâtiment et ses chaînes industrielles ont été inaugurés le 16 septembre dernier à Ardoix, dans l’Ardèche, à côté de l’usine historique fabriquant des textiles techniques. Si cela a pu se faire, c’est parce que le patron de cette grosse PME (40 millions de chiffres d’affaires en 2020), a réussi à embarquer avec lui des partenaires. D’abord, des clients: Salomon, puis Millet et Babolat. Aux côtés de deux fonds d’investissement, ces équipementiers sportifs sont devenus à eux trois

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