l’enfance Michel Drucker à Vire

INTERVIEW

Avant de devenir une star de la télé et d’installer son mythique canapé rouge dans le studio Gabriel situé dans le 8e arrondissement parisien, Michel Drucker a été le « petit Michou », un enfant qui a grandi dans le village de Vire, en Normandie. C’est cette période de sa vie qu’il raconte samedi dans l’émission de William Leymergie Samedi en France. Un partage qui est autant une confidence sur l’enfance du présentateur qu’un guide de voyage pour qui aimerait passer un week-end dans le Calvados.

Le rêve du train vers Paris

Le petit Michou a grandi non loin de la gare de Vire. Il voyait même de la fenêtre de sa chambre passer les Granville-Paris. « C’est le soir, à 18 heures, que le train qui venait de Granville et qui allait à Paris me faisait rêver », se souvient.  » Je pensais à monter dans le train et à ne revenir qu’en ayant fait mes preuves. »

Des ruines et des plages

« Vire est une ville qui a beaucoup souffert et qui a été bombardée. Elle a été pratiquement rasée », poursuit l’animateur de Vivement Dimanche. « Donc, j’ai vécu la reconstruction. » Mais le petit Michou s’échappait aussi régulièrement de la ville en reconstruction pour les plages alentours.

« C’était Saint-Pair, Jullouville, Quiberon, Saint-Jean-de-Thomas… », liste Michel Drucker. « Si vous allez dans la région, vous verrez, c’est une jolie côte. Et puis, un peu plus haut, il y avait la côte qui remontait vers Cherbourg, le Cotentin. Et là, on approchait Omaha Beach et les plages du Débarquement chères à Gérard Lenorman. Il faut y retourner, parce que c’est une région chargée d’histoire. C’est ça la France de ma petite enfance. »

Souvenirs de fête foraine

En grandissant, Michel Drucker découvre aussi les activités qui animent Vire. Et notamment le marché du vendredi sur la place du Château. « Sur cette place, il y avait ce qu’on appelle les Rogations. C’est-à-dire la grande fête foraine annuelle. Et comme mon père était le médecin des forains, pour lui faire plaisir, ils lui donnaient les petits tickets pour les autos tamponneuses », sourit-il. « Si j’avais bien travaillé, j’avais droit aux tickets gratuits pour aller faire l’imbécile sur les autos tamponneuses. »

« Conneries » de jeunesse

« L’imbécile », le jeune Michel Drucker le faisait aussi à la Porte-Horloge avec ses amis. « On faisait des conneries », reconnaît-il avec malice. « L’heure d’été n’existait pas. L’heure d’hiver non plus. Mais, quand la nuit arrivait, on avançait ou retardait la Porte-Horloge en pleine nuit, pour voir la tête des bourgeois le petit matin. Et ça s’est terminé un jour au commissariat de police. »

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