comment « un promoteur dingue » a fait naître la série de Romane Bohringer

INTERVIEW

Avec la série L’amour flou, Romane Bohringer et Philippe Rebbot donnent une suite à leur film éponyme. Une fiction inspirée de leur propre vie diffusée en ce moment sur Canal+. Car les deux acteurs et réalisateurs, qui ont eu ensemble deux enfants avant de se séparer, se sont construit un mode de vie singulier : ils vivent dans deux appartements séparés, réunis en un seul par les chambres de leurs enfants. Un « sépartement » de fiction et de réalité, né dans l’esprit inventif d’un promoteur immobilier altruiste, comme l’explique samedi Romane Bohringer, dans l’émission d’Isabelle Morizet Il n’y a pas qu’une vie dans la vie.

« Je suis tombée sur Nicolas, un promoteur dingue et génial, un galant homme, un type merveilleux », se réjouit l’actrice et réalisatrice au micro d’Europe 1. Alors qu’elle se balade à Montreuil en Seine-Saint-Denis, elle tombe sur un panneau annonçant la construction d’un immeuble et la vente d’appartements sur plan. « Je lui ai envoyé un mail en lui disant que, pour cause de séparation, je cherche peut-être deux appartements dans le même immeuble. Il se trouve que lui-même était divorcé et que l’histoire l’a touché », explique Romane Bohringer.

« Il avait bûché sur le truc toute la nuit »

« J’ai mieux que deux appartements », lui annonce, plans sous le bras, le promoteur immobilier, le matin où Romane Bohringer le rencontre pour la première fois. « J’ai deux appartements à tel niveau. Si je vous vends ces deux plateaux et que l’on fait tomber le mur porteur, on pourrait rejoindre les deux appartements. C’est mieux que deux appartements dans le même immeuble, qui vous ferait quand même quatre chambres pour deux enfants. »

La réalisatrice se souvient l’avoir regardé avec sidération. « C’est lui qui a inventé cette solution. Il avait bûché sur le truc toute la nuit », s’étonne-t-elle encore aujourd’hui. Passée une première méfiance, l’ancien couple Romane Bohringer et Philippe Rebbot acceptent le projet immobilier, qui va leur permettre de vivre séparément, mais avec leurs enfants. Et c’est ce projet de vie atypique de « sépartement », né de l’idée d’un promoteur immobilier fantasque, que raconte la série L’amour flou. Sans lui, la fiction n’aurait jamais pu voir le jour.

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