Après une récolte historiquement basse,les viticulteurs s’adaptent pour passer l’année

Les vins de cœur de marché, les rosés et les blancs, seront les plus touchés. Les vignerons comptentsur la bonne qualité de la récolte mais aussi sur leurs stocks pour satisfaire leurs clients et éviter les ruptures.

«Une récolte à la cave, une récolte à la banque… Cela fait longtemps que ça n’existe plus…» De l’avis de Jérôme Despey, viticulteur dans l’Hérault et secrétaire général du syndicat agricole FNSEA, après la crise du Covid et les taxes américaines sur les exportations françaises de vins en 2020, le gel et les maladies de la vigne de cet été ont sérieusement mis à mal la capacité de résistance financière des viticulteurs français. Même si la profession ne s’aventure pas encore à donner un bilan précis, les viticulteurs hexagonaux s’orientent bien vers une récolte «historiquement faible», selon le ministre de l’Agriculture, où le fruit de la vigne tricolore ne devrait pas dépasser 33 millions d’hectolitres. Soit en deçà des années noires de 1991 et 2017.

Même si la crise du Covid et les taxes Trump, en fermant les restaurants et le marché américain, ont gonflé les stocks des chais français, les volumes pourraient faire défaut. Non pas pour les vins de garde ou les grands crus, dont le processus

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