Test Amazon Kindle Paperwhite 2021 : notre avis

Renouveler un produit à succès et déjà très abouti est toujours une gageure
pour un constructeur. Faut-il jouer la sécurité en le faisant évoluer à la
marge au risque de donner l’impression de se reposer sur ses lauriers ? Ou,
au contraire, miser sur une innovation de rupture qui pourrait
potentiellement tout gâcher ? Un dilemme qu’Amazon a résolu avec habileté
pour la nouvelle version de sa liseuse électronique Kindle Paperwhite. Si
cette 11ème génération n’est pas une mise à jour radicale par
rapport à la

Kindle Paperwhite de 2018, elle a évolué sur deux points clés : un écran plus grand de 6,8 pouces
avec un nouveau réglage de la température d’éclairage et un port USB-C pour
la charge. De quoi rendre cette Paperwhite 2021 encore plus confortable et
pratique, et justifier sa hausse de prix. En effet, à 139,99€ (149,99€ sans
pubs), elle est 10€ plus chère que le modèle précédent qui coutait lui-même
déjà 10€ de plus que la Kindle Paperwhite 2015. Il existe également un
modèle haut de gamme, la Kindle Paperwhite Signature Edition à 189,99€, qui
ajoute la recharge sans fil, un espace de stockage de 32 Go (contre 8Go
pour la Paperwhite standard) ainsi qu’un réglage automatique de la
luminosité.

 

© Marc Zaffagni  

Un design qui n’évolue presque pas

Bien que l’écran de la Paperwhite 2021 soit plus grand, la liseuse n’est
que légèrement plus imposante et plus lourde que sa devancière : 174 x 125
x 8,1 mm pour 205 g contre 167 mm x 116 mm x 8,2 mm pour 182g. En revanche,
les bords de l’écran sont nettement plus fins ce qui bénéficie sensiblement
à la largeur d’affichage. Pour la lecture, cela se traduit par trois voire
quatre lignes de texte en plus et quelques mots supplémentaires par ligne,
selon la taille de police utilisée. Des détails qui comptent lorsque l’on
passe plusieurs heures à lire.

 

Le logo Amazon au dos de la Kindle Paperwhite 2021 se fait plus discret. © Marc Zaffagni  

Malgré ses dimensions un peu plus généreuses, la Paperwhite 2021 reste
facile à tenir en main de façon prolongée. Elle se transporte aisément dans
un sac, mais l’on a désormais un tout petit peu plus de mal à la glisser
dans certaines poches de veste. On est toujours sur une finition plastique
(à 60% recyclé) noir mat agréable au toucher mais qui est très sensible aux
traces de doigts. Petite évolution appréciable, le logo Amazon gagne en
sobriété en ne gardant que sa flèche distinctive. La liseuse est toujours
étanche (IPX8) et capable de supporter une immersion dans de l’eau douce
jusqu’à 2 mètres de profondeur pendant 60 minutes et dans de l’eau de mer
jusqu’à 0,25 mètre de profondeur pendant 3 minutes.

 

© Marc Zaffagni  

Un éclairage plus chaleureux

Amazon annonce que l’écran est « 10% plus lumineux quand la luminosité est
réglée au maximum », mais cela ne saute pas vraiment aux yeux.
Personnellement, nous avons opté pour un réglage quasi maximal de la
luminosité pour trouver le confort visuel nous satisfaisant. L’écran
affiche 300 points par pouces et 16 niveaux de gris, exactement comme la
Paperwhite précédente. Parlant de l’écran, Amazon assure qu’il « se lit
comme une véritable page imprimée, même en plein soleil ». Il est vrai que
la Kindle Paperwhite parvient à créer cette sensation. Pour la lecture
nocturne, le mode sombre s’avère un outil précieux pour ne pas importuner
la personne qui sommeille à vos côtés tout en vous plongeant dans une
atmosphère intimiste assez agréable.

 

La Kindle Paperwhite propose plusieurs options permettant de surligner, explorer, traduire, annoter et partager des passages d’un texte. © Marc Zaffagni  

Outre la luminosité, on peut désormais jouer sur la température
d’éclairage. Le réglage offre une grande amplitude, d’un bleu-gris froid à
un effet sépia très marqué. De quoi permettre à chacun de trouver la teinte
qui lui sied le mieux. On peut ajuster ce paramètre manuellement, opter
pour le mode automatique qui module progressivement en fonction du lever et
du coucher du soleil, ou bien définir une plage horaire.

Autonomie en hausse et charge USB-C

Il y a du progrès du coté de l’autonomie, Amazon annonçant 10 semaines
d’utilisation contre six semaines pour la Paperwhite 2018. Comme toujours,
ce délai peut varier en fonction du réglage de luminosité et de
l’utilisation de la connexion Wi-Fi. Après cinq jours et environ six heures
de lecture avec la luminosité réglée à 23 sur l’échelle de 24, la connexion
Wi-Fi toujours active, nous disposions encore de 74% d’autonomie. La
nouvelle Kindle Paperwhite inaugure un port USB-C pour la recharge. C’est
non seulement plus pratique pour éviter de multiplier les câbles et les
chargeurs dédiés, mais cela apporte aussi un gain de performance. Selon
Amazon, il faut 2,5 heures pour recharger la liseuse avec un adaptateur de
9W contre 4 heures pour la Paperwhite précédente. La Kindle est livrée un
câble USB-C mais d’adapteur secteur.

Outre l’autonomie, Amazon dit avoir aussi amélioré les performances ainsi
que la vitesse de rotation des pages. S’il ne faut évidemment pas
s’attendre à la réactivité d’un écran de smartphone ou de tablette, la
fluidité est globalement satisfaisante. Et l’on peut même dire que la
relative « lenteur » de la

Kindle

(et plus généralement des liseuses) par rapport aux terminaux auxquels nous
sommes accoutumés a quelque chose d’apaisant. Lire c’est aussi savoir
ralentir.

Profitons de ce test pour souligner qu’Amazon a récemment poussé une mise à
jour de l’interface de la Kindle qui facilité l’accès aux fonctions et
paramètres les plus utilisés.

 

© Marc Zaffagni 

Face à la concurrence

Dans l’univers des liseuses électroniques, les principales rivales de
Kindle sont les modèles de chez Kobo. Dans le cas présent, c’est la Kobo
Clara HD (139,99€) qui se pose comme la concurrente la plus directe de la
Paperwhite 2021. Son écran affiche aussi en 300ppp, mais il est un peu plus
petit (6 pouces contre 6,8 pouces). Elle n’est pas résistante à l’eau et
utilise une connectique micro USB. En revanche, elle est un peu plus légère
(166g contre 205g). Surtout, comme toutes les liseuses Kobo, elle est
compatible avec le format ebook ouvert Epub (et Epub3) qui permet de ne pas
dépendre d’un seul écosystème pour la recherche de livres électroniques. La
Kobo Clara HD supporte également les formats Cbz et Cbr adaptés à la bande
dessinée. Pour un modèle étanche, il faut se tourner vers la Kobo Libra H2O
(179,99€) qui bénéficie d’un écran 7 pouces, de boutons physiques pour
tourner les pages et d’un affichage portrait ou paysage. Si vous êtes fan
de B.D., la liseuse de marque française Vivlio Color (189,99€) propose un
écran E-ink couleur adapté aux comics, mangas, romans illustrés et autres
livres de cuisine. Mais à l’heure actuelle, c’est la Kindle Paperwhite 2021
qui rafle la mise avec le rapport fonctionnalités/prix le plus affuté.

 

La lisibilité de la Kindle Paperwhite 2021 en plein soleil est excellente. © Marc Zaffagni 

Conclusion

Plus confortable grâce à son écran agrandi et ses bords affinés, la
nouvelle Kindle Paperwhite est une mise à jour pertinente et réussie. Dans
la famille Kindle, c’est celle qui offre le meilleur compromis pour les
lecteurs assidus qui recherchent une liseuse taillée pour de longues heures
d’utilisation.

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Photo de Une :  © Marc Zaffagni

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