Comment Amir s’est lancé dans les Ironman, ces triathlons de l’extrême

INTERVIEW

3,8 kilomètres de natation, 180,2 kilomètres de vélo et un marathon. C’est le programme, pour le moins intense, des Ironman ces triathlons de l’extrême. Une discipline qui compte parmi ses adeptes le chanteur Amir. C’est durant l’une de ses tournées que l’artiste s’est piqué de ce sport extrême. Il explique samedi sur Europe 1 comment est née cette passion et les prochains Ironman qu’il courra,  dans l’émission d’Isabelle Morizet Il n’y a pas qu’une vie dans la vie. « Le meilleur moyen pour me faire faire quelque chose, c’est de me dire que j’en suis incapable », sourit le chanteur.

L’ironman, une « folie »

« Et c’est que ça paraissait totalement infaisable quand on voyait en tournée notre batteur se préparer pendant des mois pour faire des Ironman », poursuit Amir sur Europe 1. « Lui est tombé dans ce virus-là de l’amour du triathlon. Mais lui a toujours été un sportif. Et nous autres, le guitariste, le clavier, le bassiste et moi, le regardait en se disant qu’il était complètement fous. Pendant que l’on se reposait dans le tour bus, il allait nager dans les piscines municipales et courir dans les champs. »

Un soir pourtant, le batteur propose d’entraîner Amir pour cette compétition de l’extrême. « T’inquiète pas, je te prends sous mon aile En plus, on a le temps, on a encore une centaine de dates de tournée devant nous », lui rappelle-t-il. Et Amir accepte. « À partir du moment où je me suis engagé sur quelque chose, le lendemain je suis déjà chez Décathlon en train d’acheter le matériel pour », explique le chanteur. « Et c’est ainsi qu’a démarré cette folie. »

L’entraînement est alors mené de front avec la tournée de concert. Un double emploi du temps cohérent, selon le chanteur. « Quand on arrive dans un ville avec le tourbus le matin, si on n’a pas envie de faire la grasse matinée, on a quelques heures à brûler », indique-t-il. « Et c’est génial de faire du sport, ça ne fatigue pas. Ça nous permet d’être encore plus dynamique le soir pour le concert. »

« Mon résultat n’est pas brillant »

D’autant que le batteur d’Amir l’entraîne progressivement. « On commence par très peu. Et peu à peu, on rajoute des kilomètres, on ajoute des minutes de natation », précise le chanteur. « Et ça a donné mon premier Ironman en septembre dernier. » Une course qu’Amir finit au bout de 7h35, « épuisé » et « en larmes ».

« Ce n’est pas brillant », sourit-il. « Mon batteur a fait ça 4h45. Il y a quand même un grand delta. Mais je l’ai fait parce que je voulais me prouver que j’en étais capable, moi qui n’ai jamais couru plus que deux bornes, moi qui n’avais jamais nagé. Et après, j’y ai pris goût et j’ai renouvelé l’essai. »

Un premier Ironman dont n’est pas sorti indemne. « Je suis tombé en cours de route sur le vélo. J’ai une grosse cicatrice à l’épaule depuis », confie-t-il. « C’est, comme dit mon coach, le métier qui rentre. » Une expérience loin d’avoir dégoûté l’artiste. « Je me prépare pour l’Ironman d’Aix en Provence au mois de mai », prévient-il. « J’espère y parvenir. Je suis très, très motivé en tout cas. »

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