Propositions, stratégies… Ce qu’il faut savoir des cinq candidats LR avant leur 3e débat

Alexandre Chauveau, édité par Antoine Terrel
13h59, le 21 novembre 2021, modifié à
14h10, le 21 novembre 2021

Les cinq candidats à l’investiture LR doivent débattre une troisième fois, dimanche soir, sur Europe 1 et CNews. L’occasion de revenir sur les différences entre Xavier Bertrand, Eric Ciotti, Michel Barnier, Valérie Pécresse et Philippe Juvin, ainsi que sur leurs stratégies respectives. DÉCRYPTAGE

Alors que le congrès LR se rapproche, les cinq prétendants à l’investiture du parti pour la présidentielle se doivent de marquer des points. Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Michel Barnier, Eric Ciotti et Philippe Juvin en auront l’occasion ce dimanche soir lors du troisième débat de la campagne, diffusé à 20h50 sur Europe 1 et CNews. A quelques heures du début de l’émission, Europe 1 fait le point sur les profils des candidats, et sur leur stratégie pour séduire les adhérents. 

Ciotti, le plus libéral et le plus sécuritaire

Il est sans doute celui qui s’est le plus démarqué lors des premiers débats. Eric Ciotti est clairement le plus à droite sur le plan sécuritaire, mais aussi, et c’est là qu’il a marqué des points, celui qui a le programme le plus libéral économiquement, largement inspiré de celui de François Fillon en 2017. 

François Fillon inspire également Valérie Pécresse. La présidente de la région Ile-de-France se présente comme la dame de « faire ». Elle veut supprimer 200.000 postes de fonctionnaires dans l’administration et présente un projet de loi constitutionnelle pour mettre fin à l’immigration incontrôlée.

Barnier mise sur la stature international, Bertrand sur le social

Le plus social est sans doute Xavier Bertrand, avec son projet de prime à l’emploi, une sorte de prime d’activité améliorée qui serait versée automatiquement sur la fiche de paie, et qui vise à ce que plus aucun salarié à temps complet ne touche moins de 1.500 euros nets par mois. Le président des Hauts-de-France joue aussi la carte populaire et rurale pour se démarquer de ses concurrents. On peut aussi citer Philippe Juvin, qui revendique « une droite des services publics » et qui s’oppose aux suppressions de postes chez les fonctionnaires.

Ancien commissaire européen, ancien ministre des Affaires étrangères, négociateur du Brexit, Michel Barnier met lui en avant sa stature internationale. Celui qui espère ainsi se placer au dessus de la mêlée n’a d’ailleurs pas présenté de programme clairement détaillé, hormis sa proposition de moratoire sur l’immigration qui a fait débat. Il s’est en revanche positionné sur des grands thèmes chers à l’électorat de droite : l’opposition aux éoliennes, la lutte contre la fraude sociale et fiscale, et le retour des enseignements fondamentaux à l’école.

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