retraite, impôt, logement… Les propositions économiques des candidats

Après un an et demi de crise sanitaire, comment renforcer le porte-monnaie des Français ? Sur Europe 1 et CNews, pour le troisième débat de l’investiture des Républicains à la prochaine élection présidentielle, les cinq candidats ont avancé leurs propositions économiques. Selon un sondage pour Europe 1 et CNews, 64% des Français estiment que l’argent des impôts est mal utilisé. Michel Barnier, Xavier Bertrand, Éric Ciotti, Philippe Juvin et Valérie Pécresse proposent différentes mesures.

Une retraite à 65 ans voulue par plusieurs candidats

L’ancien négociateur du Brexit pour l’UE, Michel Barnier, souhaite une baisse des charges patronales sur les salaires de 1,6 à 2,5 fois le SMIC. Le candidat partage aussi une baisse de 10 milliards d’euros sur les impôts de production, une augmentation des salaires des professeurs et des enseignants ainsi qu’une allocation chômage unique et plafonnée. Il se positionne pour une retraite à 65 ans d’ici à 2030.

De son côté, le maire de La Garenne-Colombes Philippe Juvin défend une baisse d’impôts massive, y compris sur la production des entreprises. Celui qui est également professeur de médecine avance un plan d’égalité des territoires, une retraite par capitalisation et, comme Michel Barnier, une retraite à 65 ans, sauf pour les carrières longues et difficiles.

L’âge de départ à la retraite à 65 ans est également partagé par Éric Ciotti. Le député des Alpes-Maritimes veut en outre une priorité nationale et européenne concernant le logement et la fin des droits de succession. Il défend également un impôt sur le revenu à 15% pour tous, sauf les plus précaires, et une semaine de 39h payée 38 dans la fonction publique.

Une prime au travail pour atteindre 1.500 euros par mois

Xavier Bertrand, lui, opte pour une retraite à 64 ans en 2030, la même échéance que Michel Barnier. Le président de la région Hauts-de-France propose aussi un doublement du nombre de logements bénéficiant d’aides à la rénovation, une prime au travail pour atteindre 1.500 euros par mois et une défiscalisation des heures supplémentaires.

Enfin, la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse « veut remettre de l’ordre » dans les finances. Elle souhaite une réforme des retraites, de l’assurance-chômage « avec la dégressivité » et prône une réforme de la décentralisation de l’État.

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