Catherine Guillouard modernise la RATP au pas de charge

DÉCRYPTAGE – Alors que les élections professionnelles se déroulent cette semaine à la régie, sa patronne secoue l’entreprise pour l’adapter à l’ouverture à la concurrence.

Objectif 2024. Ce jeudi, la PDG de la RATP, Catherine Guillouard, a passé une partie de l’après-midi à l’aérodrome de Pontoise, dans le Val-d’Oise. Avec le gestionnaire des aéroports parisiens, ADP, et la région Île-de-France, son groupe planche pour faire circuler des taxis volants pendant les Jeux olympiques de Paris. Mais, à cette échéance, la dirigeante a dans son agenda un autre rendez-vous beaucoup plus crucial pour son entreprise: le 31 décembre 2024 marquera la fin du monopole de la RATP sur les bus dans la capitale et en proche banlieue.

Avec l’ouverture à la concurrence, 350 lignes seront exploitées dès le 1er janvier 2025 par des opérateurs choisis par appels d’offres. Keolis, Transdev et d’autres rêvent de mordre à pleines dents dans ce gâteau jusqu’ici chasse gardée du groupe public. «Face à ce choc, on pourrait dire“advienne que pourra”, et rester dans le rythme d’avant, affirme Catherine Guillouard. Mais, alors, il y aurait une perte majeure d’emplois et de chiffre d’affaires.

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