les pêcheurs français ont commencé à bloquer l’accès aux ferries britanniques

Sandrine Prioul à Saint-Malo, édité par Gauthier Delomez
09h18, le 26 novembre 2021

Ils l’avaient annoncé jeudi soir : des pêcheurs français bloquent l’accès à des ferries et des embarcations britanniques sur les côtes françaises ce vendredi matin, comme à Saint-Malo, en Ille-et-Vilaine. Les professionnels français se mobilisent contre la lenteur des négociations entre les deux pays pour obtenir les licences de pêche.REPORTAGE

Relations tendues entre la France et le Royaume-Uni. Alors que les deux pays ne s’entendent pas sur la résolution de la crise migratoire, après le drame survenu dans la Manche, le conflit de la pêche refait surface. Vendredi matin, une centaine de pêcheurs français manifestent notamment près de Saint-Malo, en Ille-et-Vilaine, alors que 150 d’entre eux sont toujours privés de licences pour travailler dans les eaux britanniques. Aux alentours de 8 heures, un premier ballet de chalutiers, de fileyeurs et de petits bateaux de pêche ont commencé à bloquer les ferries et autres embarcations en provenance de Grande-Bretagne.

Un gros coup de pression symbolique

Si la tension semble monter d’un cran dans la Manche, il ne faut toutefois pas s’attendre à la sorte de bataille navale qui s’était jouée au printemps dernier au large des îles Anglo-Normandes. C’est plutôt un gros coup de pression, symbolique, estime Jacques Boudet, du comité des pêches de Bretagne. Les pêcheurs français veulent « montrer (leur colère) aux autorités britanniques, mais aussi réveiller les institutions européennes », explique-t-il au micro d’Europe 1. « À Saint-Malo, il y a des bateaux qui sont bloqués. « Il y en a un, notamment, qui ne travaille plus depuis un mois. Il est complètement bloqué », alerte-t-il.

Le flou autour de l’accord du Brexit en cause

Jacques Boudet regrette la mise en place du Brexit. « Pour nous, il ne s’est pas terminé le 24 décembre 2020 avec la signature de l’accord », concède-t-il. « Sa mise en œuvre est très longue, elle est très dure et en face, les autorités britanniques ne lâchent rien. Le moindre flou dans l’accord fait l’objet de pinaillages, dont nos pêcheurs font les frais », affirme-t-il.

Le blocus doit se poursuivre et s’étendre toute la journée sur les côtes et en mer, jusque dans les Hauts-de-France, au port de Calais.

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