Bernard Attali, briseur d’habitudes

PORTRAIT – L’ancien patron d’Air France vient de publier un livre comportant une quarantaine de témoignages de grands patrons tirant les enseignements de la crise sanitaire.

Je me suis fait mal au dos au squash ce matin, ma femme va se fâcher», lâche Bernard Attali en entrant dans une salle de réunion feutrée du cabinet d’avocats parisien August Debouzy, dont il est «senior advisor». Entre autres postes et missions variées. À 78 ans, cet homme d’affaires aux yeux bleu océan aussi malicieux que charmeurs, ne compte pas s’arrêter. «J’ai coutume de dire que je suis au début de ma carrière», s’amuse le jeune septuagénaire.

Depuis son enfance, ce boulimique de travail a de la constance: ne jamais se reposer sur ses lauriers, enchaîner les expériences, les rencontres, et apprendre sans cesse. «Je n’ai aucun fil conducteur: je préfère diversifier les expériences précise-t-il. Dans mon travail, mais aussi concernant les gens que je fréquente. À chaque fois que j’ai fait des plans, cela ne s’est finalement pas passé comme prévu! Il faut aimer les rencontres.» Bernard Attali n’avait pas de «plan» lorsqu’il «atterrit» à Paris en 1956, à l’âge de 13 ans, avec sa famille,

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