Dans le Cher, Emmanuel Macron bousculé sur les restrictions sanitaires

Jacques Serais sur place, édité par Gauthier Delomez
20h06, le 07 décembre 2021

REPORTAGE

« Bonjour ! Ça va, et vous ? » Emmanuel Macron à la rencontre des Français. Le président s’est rendu mardi matin dans le Cher pour un déplacement aux faux airs de campagne présidentielle. Le chef de l’État a déjeuné dans un relais routier de Bourges, puis a rencontré des auxiliaires de vie. D’abord dans les rues de Vierzon, Emmanuel Macron est allé au contact des habitants, et certains l’ont interpellé. Europe 1 a suivi la journée du président de la République.

« On ne lâchera pas les discothèques », assure Macron

Dans le centre-ville, le chef de l’État doit répondre au mécontentement d’un propriétaire de discothèque, au lendemain de l’annonce de leur fermeture pour une durée de quatre semaines. « C’est encore nous que vous fermez. On a tout respecté, les clients sont vaccinés, ont le pass, et on prend encore cher », lance-t-il devant le président, qui lui assure : « On ne lâchera pas les discothèques. »

« Là, vous nous avez lâchés », souffle le propriétaire de la boite de nuit. « Non, on va indemniser », répond Emmanuel Macron. Le dialogue se poursuit. Le professionnel du secteur d’assurer : « On ne demande pas l’aumône, on ne demande que de travailler ». Et le président d’insister : « Je sais très bien, mais je vous explique que toute l’Europe est en train d’avoir une nouvelle vague ».

Prendre le pouls des Français avant la présidentielle

Une discussion sans filtre et une déambulation qui a duré au total près de trois heures. Emmanuel Macron s’est ensuite rendu à une quarantaine de kilomètres de Vierzon, à Bourges, pour écouter des auxiliaires de vie. « Je vous mets à l’aise », prévient d’emblée le chef de l’État. « Dites-moi les choses telles que vous avez, de manière intime, envie de me les dire », poursuit-il devant ces professionnels de santé.

Ce déplacement dans le Cher est une manière pour Emmanuel Macron de prendre le pouls des Français à moins de cinq mois de la présidentielle. En petit comité et hors micro, le chef de l’État donne ses impressions. Pour lui, les Français sont fatigués, et le Covid-19 met un coup à leur moral. Ils sont moins positifs qu’il y a deux mois, confie le président.

« Pas besoin de se déchirer » à cause de Zemmour

Emmanuel Macron a également été interpellé sur les propos d’Éric Zemmour, désormais candidat à la présidentielle, qui a traité le président en exercice « d’adolescent qui se cherche, de type qui n’est pas fini ». Le chef de l’État ne répond jamais directement à ce genre de propos, mais il a tout de même lâché quelques mots face à un habitant qui se dit insulté tous les jours par le polémiste.

« Il faut apaiser tout ça », souligne Emmanuel Macron. « Il faut prendre de la hauteur, mettre du calme. Notre pays a besoin d’ambition, et de bienveillance », ajoute-t-il. « Pas besoin de se déchirer », dit le président, qui veut montrer qu’il est au-dessus de la mêlée.

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