Les biocarburants n’améliorent pas l’indépendance énergétique française

Le rapport publié lundi 20 décembre par la Cour des comptes pointe les importations de biocarburants dans l’Hexagone.

La France a besoin d’importer les biocarburants. Un comble alors qu’initialement, ils devaient contribuer à réduire sa dépendance énergétique. C’est un des enseignements du rapport publié lundi par la Cour des comptes sur le sujet. La France favorise l’essor du biodiesel comme du bioéthanol, produit à partir de matières agricoles. Des réglementations visent à augmenter leur part dans les carburants et des aides fiscales incitent à davantage en utiliser.

Toutefois, l’Hexagone en importe davantage qu’il n’en produit – et il en produit pourtant beaucoup. «Le solde global des échanges commerciaux en biocarburants est déficitaire depuis 2016, principalement du fait d’acquisitions intra-européennes, et continue à se creuser», écrivent les magistrats de la rue Cambon. En 2019, avant la crise sanitaire, le déficit atteignait 472 millions d’euros.

En amont de la filière, la part des volumes issus des champs français a fondu ces dernières années. En aval, la part des biocarburants produits dans des usines hexagonales a diminué fortement.

«Les productions plafonnent depuis une dizaine d’années dans notre pays et les groupes industriels connaissent des difficultés liées à une concurrence plus forte», explique la Cour des comptes. La tendance pourrait toutefois évoluer ces prochaines années. TotalEnergies a en effet prévu de transformer sa raffinerie de Grandpuits en bioraffinerie pour fabriquer des biocarburants à partir d’huiles alimentaires usagées, d’huiles végétales et de graisses animales. Il s’agira de la deuxième du groupe, après celle de La Mède, dans les Bouches-du-Rhône.

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