« À 16 ans, je jouais au flipper 8 heures par jour en fumant des pétards »

Alexis Patri
14h00, le 17 octobre 2021, modifié à
16h11, le 17 octobre 2021

Au micro d’Isabelle Morizet dans l’émission « Il n’y a pas qu’une vie dans la vie » dimanche, le comédien Eric Elmosnino revient sur son parcours personnel et professionnel. Et notamment l’année de ses 16 ans, où il quitte l’école pour flaner toute la journée, avant d’être rattrapé par le col par sa mère. INTERVIEW

Il a aujourd’hui un Molière et un César. Mais Eric Elmosnino n’a pas toujours rêvé de jouer. Il a longtemps erré dans sa propre existence. Et particulièrement les années de ses 16 et 17 ans, qu’il a entièrement consacrées à suivre les cours de l’école buissonnière au troquet de son quartier. Une partie de sa vie que le comédien, révélé auprès du grand public dans le rôle de Serge Gainsbourg en 2010 dans le film de Riad Sattouf Gainsbourg, vie héroïque, détaille dimanche sur Europe 1, à l’occasion de son invitation dans l’émission d’Isabelle Morizet Il n’y a pas qu’une vie dans la vie.

Jouer, fumer, jouer, fumer

Alors qu’Eric Elmosnino a 16 ans, son père quitte le domicile familial. C’est à ce moment que le futur comédien décidé d’abandonner l’école, en secret. « En y réfléchissant, je me rends compte que ce n’est pas le fait qu’il soit parti qui a déclenché ça », précise-t-il. « J’attendais juste de pouvoir s’engouffrer dans une brèche. Et comme ma pauvre petite maman s’est retrouvée comme ça un peu désemparée, j’en ai profité. Personne ne pouvait me rattraper par le col à ce moment-là. »

« Je faisais semblant de partir au lycée et je m’arrêtais au café où je restais à peu près cinq ou six heures à jouer au flipper », se souvient-il. « Et après, je fumais des pétards, avant de revenir jouer au flipper deux ou trois heures et de refumer les pétards. Ça a duré deux ou trois ans. C’est quand même pas mal de temps. »

« J’étais quand même assez balèze au flipper »

Passées ces quelques années, la mère d’Eric Elmosnino remonte la pente. Et rattrape son fils par le col en l’envoyant reprendre ses études. « Je me suis tapé l’école de comptabilité pendant un an ou deux. Et, après, j’ai bossé quand même. Je ne faisais pas que jouer au flipper ! », rigole-t-il. « Mais j’ai beaucoup fait ça. J’étais quand même assez balèze, d’ailleurs. Heureusement, vu le temps et le nombre de pièces de 5 francs que j’y passais ! »

Eric Elmosnino s’inscrira ensuite au Conservatoire, autant par hasard que pour plaire à une fille. Il oubliera d’ailleurs s’être inscrit lorsqu’il recevra sa convocation. Mais il se présentera tout de même au concours d’entrée et sera accepté, ce qu’il ne s’explique toujours pas aujourd’hui. Son expérience là-bas sera pour lui une révélation.

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