la filière française au défi de mieux s’organiser pour recycler efficacement

DÉCRYPTAGE – L’industrie textile est une des plus polluantes, mais encore trop peu d’articles sont fabriqués à partir d’anciennes pièces.

Cela fait déjà plus de dix ans que de grandes bornes de collecte de vêtements usagés trônent dans les rues de France. Pourtant, la part des articles fabriqués à partir d’anciens habits reste «infinitésimale», selon Maud Hardy, directrice économie circulaire de l’éco-organisme Refashion, créé en 2008.

Les quelques exemples mis en avant par les marques (doudoune Uniqlo au duvet issu d’anciennes doudounes, pull en cachemire recyclé de Zara…) ne sont qu’une goutte d’eau. Une situation regrettable, alors que la mode est une des industries les plus polluantes. Le recyclage a, en effet, un double mérite: celui d’éviter d’enfouir ou de brûler les textiles et celui de réduire la production de matière vierge, consommatrice d’eau et de pesticides pour le coton, de pétrole pour les fibres synthétiques.

Si le recyclage n’est pas suffisamment développé, c’est parce qu’il existe des nœuds sur toute la chaîne. À commencer par la collecte. La France s’est fixé pour objectif que 50 % des vêtements, linges…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 89% à découvrir.

Cultiver sa liberté, c’est cultiver sa curiosité.

Continuez à lire votre article pour 1€ le premier mois

Déjà abonné ?
Connectez-vous

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici