Vestige d’Alitalia, ITA espère vite se marier

Trop petite pour survivre, la nouvelle compagnie nationale transalpine pourrait être reprise par Lufthansa.

Rome

À 74 ans, dont vingt d’agonie sous perfusion, Alitalia est morte jeudi après son dernier vol. Elle aura coûté 13 milliards d’euros au contribuable italien en quarante-sept ans, selon Il Sole 24 ore. Elle n’a pas su investir et se développer pour profiter de la libéralisation du ciel, elle a perdu la maîtrise de son marché domestique, et elle a manqué, pour des raisons politiques, deux mariages: l’un avec KLM en 1999, l’autre avec Air France en 2008.

ITA, nouvelle compagnie repartie de zéro avec 3 milliards de capital public, n’est qu’une fraction d’Alitalia, dont elle a repris la marque. Elle démarre avec 52 avions (120 pour Alitalia) et 2800 salariés (contre 10.500), recrutés à des conditions inférieures de 30 % à 40 % à celles d’Alitalia. ITA ne contrôle ni sa maintenance ni sa manutention et ne dessert que 36 destinations. Avec 7 avions long-courriers (contre 26), elle n’a quasiment plus de lignes intercontinentales, celles qui faisaient la moitié du chiffre d’affaires d’Alitalia:

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