la Primaire populaire de la gauche peut-elle avoir lieu ?

Alexis Delafontaine, édité par Solène Delinger
10h46, le 06 janvier 2022, modifié à
11h36, le 06 janvier 2022

L’incertitude règne à gauche. A trois mois du premier tour de la présidentielle, les socialistes attendent la prise de parole de Christiane Taubira, le 15 janvier prochain. L’ancienne garde des Sceaux annoncera alors si elle est candidate ou non à la Primaire populaire de la gauche. Si elle parvient à fédérer plusieurs candidatures derrière la sienne, ce scrutin n’aura plus lieu d’être. ANALYSE

Le mois de janvier sera décisif pour la gauche. Alors que le casting est toujours incertain chez les socialistes, Christiane Taubira prendra la parole dans neuf jours pour préciser ses intentions. L’organisation de la Primaire populaire
, souhaitée par Anne Hidalgo, dépendra de la participation ou non de l’ancienne garde de Sceaux. Yannick Jadot
et Jean-Luc Mélenchon
refusent toujours ce scrutin. 

L’espoir Taubira

Le 15 janvier doit être un tournant dans la campagne présidentielle à gauche. Christiane Taubira
annoncera alors si elle est candidate ou non à la Primaire populaire avec Anne Hidalgo, ou si elle a réussi à fédérer plusieurs candidatures derrière la sienne. Mais cette annonce ne sera pas suffisante, car la Primaire populaire n’aura de sens que si Yannick Jadot, candidat EELV y participe, ce qu’il refuse aujourd’hui.

« Ce n’est pas sérieux d’organiser un scrutin », estime-t-il. « Jean-Luc Mélenchon a tout autant dit que ce n’était certainement pas le calendrier nécessaire aujourd’hui. Que les socialistes aient un problème d’une multiplication de candidatures et d’un flou certain sur ce qu’ils pensent aujourd’hui de l’avenir du pays, ça les regarde, ça ne me regarde plus, en fait ».

Les socialistes se font une raison

Le candidat écologiste a le mérite d’être clair et, d’après nos informations, les socialistes commencent à se faire une raison. Il y avait un espoir avant Noël avec les débats de chaque côté, mais maintenant, c’est silence radio. Si aucun candidat de gauche ne se prête au jeu de la primaire, Anne Hidalgo sera obligée d’aller jusqu’au bout de sa candidature, peu importe les conséquences…

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