Valérie Pécresse veut supprimer « 150.000 postes dans l’administration administrante »

« C’est mon crédo. » Sur le plateau « Punchline » lundi, Valérie Pécresse candidate à l’investiture de la droite à la présidentielle, propose de supprimer « 150.000 postes dans « l’administration administrante » durant le prochain quinquennat. Elle a estimé que la classe politique devait faire ses « preuves » et aller chercher les électeurs au risque d’avoir « un taux d’abstention record à cette élection » présidentielle. « On se rend compte qu’un certain nombre de Français se détournent de nous. Donc, il va falloir faire nos preuves […] leur dire que toutes les réformes que la droite a promis de faire, elle va les faire. C’est mon crédo. Je ferai la réforme de l’assurance chômage, je ferai la réforme des retraites, je ferai la réforme de l’Etat, je supprimerai 150.000 postes dans l’administration administrative. Je débureaucratiserai, vraiment. »

Trois missions prioritaires : protéger, éduquer, soigner

Et la candidate de préciser son propos dans un entretien accordé à l’Opinion : « L’Etat doit se recentrer sur ses trois missions prioritaires : protéger, éduquer, soigner, avec là où il le faut des postes supplémentaires pour la justice, l’éducation et les soins. Il ne s’agit pas de dégrader le service public, ni de casser la reprise. Mais les dépenses doivent baisser ». « Pour stopper l’explosion de la dette et la ramener en 2027 au niveau actuel, nous devons atteindre les 45 milliards d’euros d’économies, auxquelles j’ajoute 15 milliards de recettes de privatisation. L’Etat n’a pas vocation à rester actionnaire minoritaire d’entreprises concurrentielles », poursuit la candidate, qui brigue les votes des adhérents LR lors du congrès du 4 décembre face à ses deux principaux rivaux Michel Barnier et Xavier Bertrand.

« Si je suis élue présidente de la République, ma première décision sera donc d’engager quatre grandes réformes de structures pour baisser les dépenses et diminuer la pression fiscale », ajoute-t-elle, énumérant « la retraite à 65 ans, la dégressivité des allocations-chômage, la débureaucratisation du pays et une décentralisation avec un lâcher-prise de l’État pour supprimer les doublons ». En septembre, Valérie Pécresse avait déjà évoqué la réduction « en cinq ans de 10% de l »administration administrante’, c’est-à-dire des fonctionnaires qui gèrent des normes et des procédures ».

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