Jérémy Ferrari raconte ses premiers jobs

INTERVIEW

Avant de devenir à partir de 2012 l’un des piliers de l’émission de Laurent Ruquier On n’demande qu’à en rire
, qui fut un tremplin formidable pour de nombreux jeunes humoristes, Jérémy Ferrari
à occuper une myriade de petits boulots. Des premiers jobs, synonymes de souvenirs parfois surréalistes, que l’humoriste
raconte samedi à l’antenne d’Europe 1, à l’occasion de son invitation dans l’émission d’Isabelle Morizet Il n’y a pas qu’une vie dans la vie.

« Me retrouver dans un parc à donner des cours de ju-jitsu à un adolescent qui se faisait persécuter dans la cour de récré, c’était surréaliste ! », s’amuse Jérémy Ferrari, ceinture noire de judo et ceinture noire troisième dan de ju-jitsu, au micro d’Isabelle Morizet.

« Cela m’a permis de rester bien ancré dans les problématiques des gens »

« Me retrouver à Aubervilliers en doudoune à surveiller des bus à 3 heures du matin, tout seul, avec des bandes de jeunes qui passaient en se moquant du fait que j’étais tout seul pour surveiller 15 ou 20 bus, c’était surréaliste aussi », poursuit l’humoriste. « Les mecs se marraient en me disant ‘Tu ne peux rien défendre !’. « Bah non, je suis vraiment juste là pour prévenir s’il y a un problème, mais je ne vais pas pouvoir faire grand-chose », leur rétorquait-il alors.

Mais Jérémy Ferrari a également été conseiller pour Orange. Ou plutôt télévendeur. « C’était marrant parce que j’étais avec des mecs qui étaient en CFA, j’étais dans une bande de jeunes et on s’est bien marrés », se souvient-il. « C’était surréaliste d’avoir des gens au téléphone et de les conseiller. Et j’ai bien gagné ma vie, parce qu’on était payé à ce que l’on arrivait à vendre aux clients. Une fois que j’ai compris ça, j’ai commencé à bien vendre. »

Ces trois expériences, tout comme celle de vendeur de chemises, d’agent de sécurité au Stade de France, de groom, et de coursier n’ont pas pour autant nourri l’humour de Jérémy Ferrari. « Parce que je traite des thèmes, plus que je ne fais des personnages », explique-t-il.

« Je vivais déjà dans ce milieu avant : j’ai grandi dans un quartier, etc. », rappelle l’humoriste. « Cela m’a surtout permis de rester bien ancré dans la terre, dans la vérité et dans la problématique des gens. Je crois que je m’en suis surtout nourri comme ça. »

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