Pécresse dénonce « l’enfer bureaucratique » qui bloque les aides

Ugo Pascolo
19h55, le 18 octobre 2021, modifié à
21h07, le 18 octobre 2021

Invitée de Punchline lundi, la candidate à l’investiture LR pour la présidentielle, Valérie Pécresse est revenue sur la hausse du prix des carburants. Pour elle, il y a un « enfer bureaucratique français » qui bloque les aides. Se ralliant toutefois à l’idée du chèque carburant, « la plus simple », elle voit dans l’accumulation des aides aux Français une démarche électoraliste. INTERVIEW

Donner la main aux entreprises. Face à la hausse des prix des carburants, Valérie Pécresse dénonce un « enfer bureaucratique français » qui bloque les aides. Invitée de Punchline lundi, l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy estime qu’une des solutions pour aider les Français dans cette mauvaise passe serait « d’assouplir les possibilités d’aide ». « Aujourd’hui, si une entreprise veut aider un de ses salariés qui vient de loin et en lui donnant un forfait kilométrique supplémentaire défiscalisé, elle ne peut pas le faire. C’est l’enfer bureaucratique français. », dénonce-t-elle.

Il faut « libérer les énergies »

« Bercy fixe chaque année des grilles et des indices d’indemnités kilométriques en fonction de la voiture, d’autres critères… L’enfer bureaucratique. Si simplement on disait là, ponctuellement, pendant les trois ou quatre mois où l’essence va être très chère, on autorise les entreprises à donner un petit avantage défiscalisé à leurs salariés pour leur donner un coup de pouce, ce serait tout simple. » Pour l’actuelle présidente de l’Île-de-France, il faut « libérer les énergies » : « Ceux qui ont la possibilité de donner, donnent. » « Comme tout est règlementé dans notre pays, on a du mal à faire face à ces situations, à faire des choses assez librement »,  poursuit-elle.

« Avec Emmanuel Macron, on a bien compris que c’était l’addition après l’élection »

Mais les critiques de Valérie Pécresse ne l’empêche pas de se rallier à l’option qui semble de plus en plus celle qui sera adoptée par le gouvernement : le chèque carburant. « Ce serait le plus simple », selon elle. « Mais vous voyez bien dans quoi on est en train de tomber. On est à six mois de l’élection présidentielle et c’est parce qu’on est à six mois des élections qu’Emmanuel Macron fait un chèque toutes les semaines. Le chèque énergie, le chèque carburant, le blocage du prix de l’électricité… Avec Emmanuel Macron, on a bien compris que c’était l’addition après l’élection. » 

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