La ferme France craint de manquer de saisonniers pour les récoltes 2022

Ces risques de pénurie remettent sur le devant de la scène le problème de l’attractivité des métiers agricoles.

Bis repetita. Comme en 2020 au plus fort de la première vague de Covid, quand la pénurie de main-d’œuvre avait menacé la récolte, les campagnes commencent à s’inquiéter de l’été 2022. Les chefs d’exploitation, qui recrutent chaque printemps et été entre 190.000 et 290.000 saisonniers pour les récoltes et les vendanges, craignent que ces bras cruciaux ne viennent encore à manquer, selon la FNSEA, le principal syndicat agricole.

En cause: les restrictions sanitaires qui empêchent les saisonniers étrangers- le gros des renforts entre mars et juillet – d’arriver dans les vergers, vignes et exploitations maraîchères de France. Même si les règles pourraient s’assouplir dans les semaines à venir, ces travailleurs pourraient retarder leur venue. C’est notamment le cas pour ceux venus du Maroc, qui sont très limités dans leurs allers-retours par les restrictions de vols à destination de ce pays. «Nous espérons aussi que les étudiants français seront au rendez-vous cette année», pointe Jérôme Volle, en charge des questions de l’emploià la FNSEA.

Alors que le nombre d’agriculteurs français a baissé de 20 % en dix ans, ces tensions sur la main-d’œuvre ne sont pas nouvelles. En 2021, la ferme France, qui recourt chaque année à 1 million de contrats saisonniers, a signé une convention avecla Tunisie, pour accroître les renforts venus de ce pays. Ces risques de pénurie remettent sur le devant de la scène le problème de l’attractivité des métiers agricoles, et celui du renouvellement es générations. D’ici à dix ans, plus d’un agriculteur sur quatre doit partir à la retraite en France.

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