Ferrero France investit 36 millions pour moderniser son usine

INFO LE FIGARO – La filiale du géant italien augmente sa capacité de production de Nutella et Kinder Bueno sur son site normand.

Plebiscité par des Français restés attachés aux moments de plaisir en temps de pandémie, Ferrero se donne les moyent de poursuivre sa dynamique. Après un bond de ses ventes à Noël (+ 6 %), le groupe familial italien, connu pour ses marques Ferrero, Kinder, Raffaello et Delacre, compte a l’ambition de continuer à grossir en France, son troisième marché derrière l’Allemagne et l’Italie (1,3 milliard d’euros de chiffre d’affaires).

Ferrero France va augmenter les capacités de son site normand de Villers-Écalles, qui produit notamment un pot de Nutella sur quatre dans le monde. Le groupe italien y investira 36 millions d’euros sur les dix-huit prochains mois. Il aura ainsi investi 135 millions dans l’Hexagone depuis dix ans.

Les nouveaux fonds permettront d’une part de moderniser les lignes de son blockbuster Nutella (la marque détient les deux tiers du marché de la pâte à tartiner en France), d’autre part d’augmenter de 8 % les capacités de production de Kinder Bueno. Ferrero France espère, par ailleurs, mettre enfin en œuvre son projet d’entrepôt logistique. Cet investissement de 30 millions d’euros, annoncé en 2019 mais retardé depuis, doit lui permettre d’augmenter de 35 % ses capacités de stockage.

Avec cette montée en puissance, Ferrero France sera en mesure de répondre à la forte dynamique sur ses marchés. «La croissance de Kinder à Noël (+ 9 %), tout comme celle des formats à offrir sur Ferrero Rocher (+ 20 %) prouvent que le lien familial et social reste essentiel, assure Nicolas Neykov, qui a pris la direction générale de Ferrero en France il y a six mois. C’est positif pour nos marques plaisir au cœur de ce phénomène.»

Après deux années marquées par les confinements et la hausse de la consommation à la maison en France, le groupe table pour 2022 sur 6 % de croissance dans l’Hexagone, pour atteindre 1,4 milliard d’euros de chiffre d’affaires.

Lancements d’ici l’été

Attaquée par de nouveaux acteurs sur ses segments historiques, notamment la pâte à tartiner, Ferrero ne compte plus uniquement sur ses produits phares pour grossir. «Nous misons sur la diversification de nos marques dans d’autres segments, comme Ferrero Rocher l’a fait avec la glace ou encore Kinder et Nutella dans les biscuits, segment sur lequel nous sommes devenus numéro deux en quelques années, confie le dirigeant. C’est une vraie stratégie de recherche et développement ; nous mettons cinq à dix ans à mûrir nos innovations.» Ferrero France a programmé d’ici l’été deux lancements majeurs dans les glaces et les biscuits afin d’entretenir cette dynamique.

À l’heure de la montée en puissance des considérations nutritionnelles, et même si ses marques semblent insensibles au «sugar bashing», Ferrero veut accélérer sur la consommation responsable. Il refuse certes d’apposer le Nutri-score sur ses emballages, car il estime sa notation aux 100 grammes inadaptée à ses produits et à leurs usages. Mais il va investir 2 millions d’euros dans les programmes d’accès nutritionnel et d’accès aux sports.

«L’idée serait aussi de pousser à l’échelle des collectivités locales, voire de l’Éducation nationale, des projets d’éducation nutritionnelle, conclut le directeur général. Il faudrait un partenariat public-privé pour que ça marche. Dans ce domaine, l’information marche mieux que la restriction.»

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