Le jeu vidéo de compétition tend la main aux fédérations sportives

Alexis Patri
15h17, le 13 octobre 2021, modifié à
16h04, le 13 octobre 2021

Des représentants de plusieurs fédérations sportives françaises ont présenté mercredi leurs retours d’expérience, lors de l’ouverture d’un salon professionnel du secteur à Cannes. « L’esport est vu comme un Eldorado pour toucher les 15-35 ans, mais ce n’est pas avec un jeu de simulation sportive que vous allez remplir une salle. Il y a une méconnaissance de l’esport. On veut les accompagner », a plaidé Stéphan Euthine, directeur de l’équipe LDLC OL et président de l’association France Esports, qui représente les différents acteurs de la filière.

Comment le monde du sport peut-il investir l’esport à son avantage ? Des représentants de plusieurs fédérations sportives françaises ont présenté mercredi leurs retours d’expérience, lors de l’ouverture d’un salon professionnel du secteur à Cannes. « C’est une première initiative qui a pour objectif de mettre en cohésion les acteurs qui seront engagés sur l’esport demain », a déclaré l’organisateur de l’événement Esports BAR, Arnaud Verlhac.

Autrefois méfiants, les sports traditionnels et électroniques peuvent désormais « travailler ensemble », a plaidé Stéphan Euthine, directeur de l’équipe LDLC OL et président de l’association France Esports, qui représente les différents acteurs de la filière. Il met cependant en garde les fédérations et les collectivités qui souhaiteraient se lancer seules dans l’organisation d’événements pour profiter de la manne d’audience qui s’est encore développée pendant la pandémie. « L’esport est vu comme un Eldorado pour toucher les 15-35 ans, mais ce n’est pas avec un jeu de simulation sportive que vous allez remplir une salle. Il y a une méconnaissance de l’esport. On veut les accompagner », a-t-il expliqué.

« Les pratiquants d’esport sont plus proches du sport que le reste des Français »

Le conseil principal est de miser sur une communauté déjà constituée, et sur le côté « burlesque » du jeu, quitte à s’éloigner du sport pratiqué par les adhérents traditionnels. Ainsi, pour « développer sa marque », la Fédération française de basket-ball (FFBB), sur les conseils de France Esports, ne s’est pas orientée vers la référence « NBA2K », chasse gardée de la ligue américaine, mais a parié sur « Rocket League », un jeu de football et de basket… en voiture.

Le but est de « toucher une communauté qui n’est pas celle du sport », même si « les pratiquants d’esport sont plus proches du sport que le reste des Français », a affirmé le directeur marketing de la FFBB Raymond Bauriaud. « Quel contenu faut-il créer pour être crédible sur Twitch ? », s’est interrogée pour sa part la Fédération française de tennis (FFT). Organisatrice d’une compétition sur la simulation « Tennis World Tour », la FFT a également mis sur pied un match bien réel à Roland-Garros, entre deux stars de l’esport (Domingo et Zerator) et les joueurs Gaël Monfils et Benoit Paire.

Pour Nicolas Besombes, vice-président de France Esports, « les éditeurs de jeu vidéo sont au courant de l’intérêt des fédérations sportives et ils y pensent quand ils développent de nouvelles licences ».

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