Eric Zemmour jugé en diffamation en mai 2023 pour des propos de 2019

Le candidat d’extrême droite à la présidentielle Eric Zemmour
doit être jugé à Paris en mai 2023 pour diffamation aggravée, pour des propos tenus en 2019 sur le « mouvement féministe » et le « mouvement LGBT », a décidé vendredi le tribunal. L’association Stop Homophobie avait porté plainte après des déclarations de l’ancien éditorialiste sur CNews.

10.000 euros d’amende

 

Eric Zemmour a été renvoyé en correctionnelle en novembre et le tribunal a fixé vendredi une date de procès, lors d’une audience de procédure. Le 15 octobre 2019, le polémiste avait notamment déclaré: « La rencontre du mouvement féministe et du mouvement LGBT
fait qu’avec la force des mythes de ces minorités, avec leurs relations dans les médias, dans la justice, au sein de l’appareil d’Etat, ils ont asservi l’appareil d’Etat à leur idéologie et donc à leurs caprices ».

« On a des caprices d’une petite minorité qui tient la main sur l’Etat et qui l’asservit à son profit et qui va d’abord désagréger la société parce qu’on va avoir des enfants sans père et je viens de vous dire que c’est une catastrophe et deuxièmement qui va faire payer ses caprices par tous les autres Français », avait-il aussi affirmé.

Zemmour doit aussi être jugé en appel pour ses propos sur Pétain 

Le directeur général de CNews, Serge Nedjar, doit être jugé à ses côtés, comme il est d’usage en droit de la presse pour les directeurs de publication. Eric Zemmour est un habitué des polémiques et des prétoires. Lundi, il connaîtra le jugement du tribunal après son procès en novembre, en son absence, pour ses propos controversés sur les migrants mineurs isolés en septembre 2020, là aussi sur CNews.

Le parquet a requis 10.000 euros d’amende, avec possibilité d’emprisonnement en cas de non-paiement. Jeudi, il doit en outre être jugé en appel pour ses propos sur le maréchal Pétain « sauveur » des Juifs français
, sur la même chaîne de télévision, en octobre 2019. En première instance, il avait été relaxé des poursuites pour contestation de crime contre l’humanité.

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